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Césarienne : la césarienne en urgence

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (29. avril 2016)

Deux fois sur trois, la césarienne va être décidée avant même le début du travail. Une fois sur trois, elle sera décidée en urgence, en cours d’accouchement.

On considère plusieurs types d’urgences comme les urgences fœtales : le bébé est en danger (procidence du cordon - le cordon se trouve devant le bébé - etc...), les urgences maternelles, ou lorsque l’on constate que le travail n’aboutira pas (une présentation par le front, par exemple).

En cas de danger pour l'enfant

Une césarienne en urgence peut être décidée lorsqu’il y a souffrance fœtale. Le bébé ne va pas bien et il faut le faire naître le plus rapidement possible. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une souffrance de l’enfant mais d’un manque d’oxygénation (hypoxie). Cela se traduit par exemple, par une anomalie du rythme cardiaque du bébé et par la présence de méconium épais (première selle du futur bébé) dans le liquide amniotique.

Les souffrances fœtales peuvent être provoquées par un travail trop long, des contractions utérines trop intenses ou trop nombreuses, une procidence du cordon (le cordon ombilical est coincé entre le dos du bébé et la paroi de l’utérus), une déchirure des vaisseaux ombilicaux (hémorragie très rare), un bébé trop prématuré, ou une rupture utérine.

La souffrance fœtale est principalement diagnostiquée grâce au monitoring qui enregistre - entre autres - les battements de cœur du bébé.

En cas de danger pour la mère

Une césarienne en urgence peut être décidée également en cas de danger pour la mère. Il peut s’agir d’une rupture utérine, d’un hématome rétro-placentaire, soit un décollement du placenta qui entraîne une forte hémorragie.

L’intervention peut également être décidée lorsque l’obstétricien constate que le travail n’aboutira pas. Les contractions sont inefficaces et le travail ne progresse pas (cela représente 40 % des cas). Ces "dystocies" maternelles peuvent être causées par des contractions insuffisantes, peu efficaces, une anomalie du bassin, un obstacle praevia (mauvaise position du placenta, kyste de l’ovaire ou fibrome).

Ce sont des protocoles hospitaliers qui déterminent les délais considérés comme "raisonnables" pour décider d’une césarienne. Généralement, le délai de stagnation accordé est de deux heures, mais cela dépend aussi d'autres facteurs cliniques analysés par le médecin obstétriciens.

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