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Alcool : la France devient plus stricte

Publié par : rédaction Onmeda (09. juin 2017)

© Shutterstock

Les recommandations de l’OMS concernant la consommation d’alcool se révèlent moins sévères que celles préconisées maintenant par la France. En effet, les autorités sanitaires françaises ont opté pour une diminution des seuils conseillés.

Boire avec modération

Afin de limiter les effets potentiellement dangereux de la consommation d’alcool, la France a récemment durci sa position sur les quantités à ne pas dépasser.

Ainsi, l’INCA (Institut national du cancer) et Santé Publique France conseillent de ne pas aller au-delà de 1,5 à  2 verres par jour, pour les hommes comme pour les femmes.

Auparavant, les quantités journalières maximales recommandées étaient de 3 verres pour les hommes et de 2 verres pour les femmes.

De son côté, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) autorise un maximum de 14 verres par semaine pour les femmes et de 21 pour les hommes.

Toutefois, toute consommation régulière de boissons alcoolisées comporte des risques. Ces recommandations ne visent qu’à les diminuer.

La consommation régulière d'alcool est la première cause de la cirrhose du foie en France.

Une taxation à revoir

Afin de lutter contre l’alcoolisme, de nombreux programmes ont été initiés, tant sur le plan dissuasif que pédagogique.

La taxation est  un autre moyen utilisé pour limiter l’accès à l’alcool. Les experts suggèrent que le calcul de la taxe sur les boissons alcoolisées soit modifié afin de prendre en compte le taux d’alcool contenu dans celles-ci. En effet, la fiscalité du vin, par exemple, demeure peu élevée actuellement par rapport à d’autres catégories de spiritueux.

Une prévention peu efficace

Dans son rapport paru en 2016, la Cour des comptes signalait déjà les carences des programmes de prévention, censés réduire la consommation d’alcool au sein de la population française.

Cette juridiction estimait que l’État n’avait pas pris toutes les dispositions nécessaires pour réaliser une lutte efficace, contrairement à certains pays européens.

Entre autres carences, le rapport mentionne les assouplissements réguliers de la loi Évin sur la publicité des boissons alcoolisées. Il cible aussi le numérique, où règne une absence de contrôle des annonceurs.

Par ailleurs, les mineurs ont toujours un accès relativement facile à l’alcool, l’interdiction qui les concerne ne semblant pas être très respectée.

À cet état des lieux peu réjouissant, il faut y ajouter un enseignement de l’addictologie très peu présent ainsi qu’une déficience de formation pour les médecins généralistes.

Les solutions à mettre en place

Parmi les différentes propositions de la Cour des comptes, il faut retenir l’importance d’axer la prévention vers les populations fragiles, très exposées aux risques de l’alcoolisme.

Par ailleurs, la Cour propose aussi l’interdiction des boissons alcoolisées au sein du milieu professionnel, le contrôle de la publicité numérique et une meilleure formation des acteurs médicaux.

Tiraillées entre impératifs économiques, héritage culturel et protection de la santé publique, les autorités françaises devront néanmoins mettre en place un programme d’actions énergiques contre l’alcoolisme. Et tout aussi ambitieux que celui de ses voisins européens.

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Auteur : Véronique Michelan


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