publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

S'arrêter de fumer avec patchs, gommes... : Différents substituts nicotiniques

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (21. janvier 2012)

Pour arrêter de fumer et minimiser au maximum les risques de rechute, il faut bien gérer la sensation de manque en début de sevrage.

Il faut donc utiliser les substituts nicotiniques à un dosage suffisant et ne pas hésiter à les additionner les uns aux autres, tant que dure cette sensation de manque. Mieux vaut garder un patch quelques semaines "de trop" et mâcher aussi des gommes en plus du patch... plutôt que rechuter !

Le patch

Vous le connaissez. Il diffuse la nicotine par voie transdermique tout au long de la journée. Il se présente à des dosages différents pour les différentes étapes du sevrage. Le plus fortement dosé est recommandé d'emblée. Mais en cas de forte dépendance, un conseil médical sera nécessaire pour adapter le traitement. Il ne faut pas diminuer trop rapidement le dosage ; la première étape, avec le dosage supérieur, sera prolongée aussi longtemps (1 ou 2 mois) que nécessaire, tant que l'on ne se sent pas prêt à diminuer. En tout, les patchs sont gardés de 3 à 6 mois.

Avantage :
Le patch diffuse tout au long de la journée et combat efficacement le besoin de fumer (faire une différence entre le « besoin » de fumer et « l’envie » de fumer plus ponctuelle, le fait d'un conditionnement récurrent).

Inconvénient :
Si le patch combat bien le besoin de fumer, il n’apporte pas forcément une bonne réponse aux envies de fumer : ces envies ponctuelles et très virulentes, après un repas, ou lors d’un pot entre amis. Pour ces envies violentes, il existe d’autres réponses d'ordre psychologique et comportemental, mais on peut aussi ajouter au patch, de façon ponctuelle : un inhaleur, une gomme, ou un comprimé.

L'inhaleur

Il ressemble à une sorte de fume-cigarette. Il est blanc (il s’agit d’un médicament, il n’est donc pas très fun…). A l’intérieur, se glisse une petite cartouche avec un tampon poreux, contenant de la nicotine et un peu de menthol. Lorsque l’on inspire dans l’inhaleur, l’air se remplit de micro-gouttelettes chargées de nicotine. Ces micro-gouttelettes se posent sur la muqueuse buccale.

Avantages :
L’inhaleur fonctionne un peu comme un objet transitionnel (un "doudou"). On le manipule, on le porte à la bouche, on peut le tenir comme une cigarette. Pour ceux et celles à qui le "geste" manque le plus, il est parfaitement adapté.

Inconvénients :
Il maintient l’habitude du "geste". D’une certaine manière, il empêche à l’ex-fumeur, d’adopter un nouveau comportement en société. Il est parfois important de se positionner psychologiquement comme un ex-fumeur et d’affronter les situations à risques (les amis fumeurs, les fêtes) dans une nouvelle posture psychologique.

Les gommes

Ce sont des chewing-gums parfumés souvent aux arômes de fruits, à la menthe... Ils sont un peu plus fermes sous la dent qu’un chewing-gum ordinaire. Ils contiennent deux ou quatre milligrammes de nicotine (ils en diffusent moins que cela). Il est conseillé de les mâcher lentement au début, de les garder contre la muqueuse de la joue pour leur laisser le temps de diffuser la nicotine. Une partie du produit ira dans la circulation jusqu’au cerveau, une autre partie sera éliminée par voie digestive.

Avantages :
Le risque, quand on arrête de fumer est de compenser en grignotant et de prendre des kilos en trop ! Les gommes sont sans sucre, elles occupent la bouche et compensent l’impression de faim. On peut les utiliser en plus du patch, lorsque l’envie est trop forte.

Inconvénient :
Pas toujours d’une grande distinction…

Les comprimés

Si mastiquer une gomme n’est pas toujours du meilleur effet, mais que l’envie se fait sentir, il y a toujours la solution comprimé. Il fond dans la bouche ou se glisse discrètement sous la langue et diffuse par voie sub-linguale. Il contient généralement 1 à 2 mg de nicotine et agit très rapidement. Il est parfumé aux arômes de fruits, à la menthe...

Avantages :
La discrétion et la rapidité d’action pour le comprimé sublingual. Parfait en réunion de travail !

Inconvénient :
Il peut "picoter" la langue, mais on s'y habitue vite...

Conseils importants

> Il n'y a aucune contre-indication à utiliser des substituts nicotiniques qu'il s'agisse de fumeurs souffrant d'une maladie cardiaque (coronariens) ou de femmes enceintes. Il ne faut pas se tromper d'ennemi : entre cigarettes et substituts nicotiniques !

> Les gommes, inhaleurs, comprimés, peuvent être utilisés en quantité suffisante, autant de fois que l'envie de fumer survient tout en analysant le pourquoi de ce désir compulsif. Trop souvent les personnes souhaitant arrêter de fumer s'interdisent à tort de prendre un chewing-gum à la nicotine.


publicité