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S'arrêter de fumer avec patchs, gommes... : Substituts nicotiniques : comment ça marche ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (21. janvier 2012)

Évidemment, l’idéal pour arrêter de fumer, quand on est fortement dépendant au tabac, est encore d’aller consulter un tabacologue qui saura vous guider individuellement dans ce long chemin semé d’embûches. Cela dit, pour ceux qui ne sont pas trop dépendants, ou qui se font une gloire d’arrêter seuls, il existe des outils très efficaces quand le dosage est bien adapté : les substituts nicotiniques. En les achetant, il ne faut pas hésiter à demander conseil au pharmacien.

Les substituts nicotiniques peuvent s’acheter sans ordonnance. Mais avec une prescription, on est remboursé à hauteur de 50 € par an et par fumeur (et à hauteur de 150 € par an pour les femmes encientes). Attention, l'ordonnance du médecin ne doit pas comporter d'autre traitement que les substituts nicotiniques.

Les effets de la nicotine...

Lorsque l’on fume, la nicotine inhalée sous forme gazeuse, arrive en quelques secondes au cerveau (sur des récepteurs spécifiques), comme un "shoot", générant des effets psycho-actifs et des sensations de plaisir. Ce sont ces sensations de plaisir récurrentes qui vont entraîner la dépendance. Fumer est devenu, pour le cerveau, un besoin.

Quand on arrête la cigarette, le cerveau va réclamer sa dose de nicotine. D’où les symptômes de manque bien connus : stress, nervosité, irritabilité, troubles de l'humeur et du sommeil, difficulté de concentration, augmentation de l'appétit...

... et ceux de la cigarette.

Les substituts nicotiniques apportent au cerveau sa dose de nicotine sans passer par les poumons, et sans aucun des 4 000 produits toxiques de la fumée de cigarette. C’est ainsi que le cerveau va, peu à peu, s'habituer à cette nouvelle donne. Le déconditionnement se fait sur plusieurs mois.

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la nicotine qui est dangereuse, ce sont les 4 000 composés chimiques qui l'accompagnent. Avec des actions dévastatrices sur les artères, les poumons, de très nombreuses cellules de l'organisme (augmentation des risques des cancers du sein, de la vessie...), ce qui n'est pas du tout le cas des substituts nicotiniques.


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