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Le cannabis : les effets à long terme

Publié par : rédaction Onmeda (11. juillet 2017)

Les effets à long terme du cannabis sur le plan psychique

Une des principales complications de la consommation chronique de cannabis est le syndrome amotivationnel.
Il regroupe les symptômes suivants :

  • déficit de l’activité, grande fatigue intellectuelle et physique,
  • perturbations des fonctions cognitives,
  • pensée abstraite et floue,
  • difficultés importantes de concentration,
  • troubles de la mémoire,
  • atteinte de la vie relationnelle importante.

Plus grave, la fréquence des psychoses, dont la schizophrénie, est nettement plus importante en cas de schizophrénie. Le cannabis pourrait ainsi démasquer plus précocement une schizophrénie.

Les effets sur le plan somatique

Sur le plan purement somatique, le cannabis provoque des affections des voies respiratoires avec à long terme l'apparition d'une bronchite chronique avec des infections bronchiques, une toux chronique, un risque de cancer bronchique.

Le tabac utilisé dans les joints et dont on connaît la toxicité sur l'appareil respiratoire, participe à l'apparition et l'aggravation de ces maladies.

Le haschisch coupé avec des produits qui ne sont pas toujours bien identifiés est aussi toxique.

Des études sont assez contradictoires, certaines personnes disent en effet que le cancer bronchique serait dû au tabac qui est associé au cannabis mais que le cannabis, lui, n'est pas toxique.

Ceci dit, la fumée du cannabis contiendrait 7 fois plus de goudrons et monoxyde de carbone que celle du tabac et l'habitude de pratiquer des inhalations profondes et prolongées sur les joints consommés purs ou coupés avec du tabac augmente le contact des fumées avec les muqueuses bronchiques et l'irritation est accrue.

La consommation régulière, à long terme, de cannabis a pour effet une diminution de la fertilité chez l'homme.

Pendant la grossesse, le cannabis consommé retarderait le développement du cerveau du foetus et entraverait son activité cérébrale.

Le message clef : la consommation précoce de cannabis est particulièrement à risque.

Les dernières études ont démontré que la consommation précoce du tabac, c’est à dire avant l’âge de 17 ans, était particulièrement corrélés à un risque de psychose.

Cela serait dû au fait qu’à cet âge la maturation du cerveau n’est pas terminée, et le cannabis agit directement en remodelant le cortex cérébral. A l’âge adulte, quand la maturation cérébrale est terminée, la consommation, même importante de cannabis, n’aura que peu d’impact sur le risque de survenue de troubles psychotiques.

Autre point important :

Lors d’une étude récente, il a été démontré que la consommation de cannabis était corrélée à de moindres performances cognitives et à une baisse du QI, et ce d’autant sévèrement plus et d’autant plus durablement que le cannabis est consommé précocement.

 

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