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Les consultations anti-tabac. C'est pour vous ? : Les solutions proposées

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (20. septembre 2011)

Toutes sortes de traitements de sevrage tabagique peuvent être indiquées en fonction de chacun, de sa dépendance au tabac ou à d’éventuels autres produits, de ses antécédents médicaux...

Les médecins prescrivent généralement des traitements nicotiniques de substitution, ou d’autres médicaments. Un soutien psychologique plus ou moins important est indispensable, avec parfois la mise en place d’une thérapie de type cognitivo-comportementale.

Quant aux méthodes plus "marginales" comme l’ acupuncture ou l’ hypnose, elles peuvent être une solution intéressante, mais sont très rarement proposées dans une consultation d’un hôpital.

Patchs, gommes...

Ces traitements nicotiniques de substitution sont bien tolérés par la majorité des fumeurs, et donc très largement utilisés. Sous forme de gommes, comprimés, inhaleurs ou patchs, ils diffusent de la nicotine dans l’organisme. Ils sont indiqués chez les fumeurs dont la dépendance à cette substance est avérée (test de Fagerström supérieur à 3-4).

Si le traitement n’est pas efficace au bout de six mois, il est préférable d’envisager autre chose. Son coût, environ 62 euros par mois, est pris en charge par l’ Assurance maladie depuis le 1er février 2007 à hauteur de 50 euros par an et par bénéficiaire. Certaines mutuelles ou assurances complémentaires prennent en charge le sevrage tabagique.

Pour en savoir plus, lisez notre dossier spécial sur les substituts nicotiniques.

Le Zyban®

Le bupropion commercialisé depuis 2001 sous le nom de Zyban®, est un dérivé des amphétamines employé à l’origine dans le traitement des dépressions. Dans le cadre du sevrage tabagique, il n’a pas cet effet anti-dépresseur et ne doit donc pas être prescrit s’il existe un état dépressif avant la démarche d’arrêt. On ne connaît pas précisément son mécanisme d’action mais il agirait sur certains neuromédiateurs (dopamine et noradrénaline) et aiderait à mieux supporter le manque de tabac.

En raison de ses effets secondaires, le bupropion ne peut être délivré à tout le monde et impose un suivi médical étroit : maux de tête, insomnie, troubles digestifs, anxiété, vertiges, moins souvent de l’ hypertension artérielle, des allergies et des convulsions. Le traitement dure sept semaines sauf cas particuliers. Il coûte en moyenne 90 euros par mois et n’est pas remboursé.

Le Champix®

La varénicline, commercialisée depuis 2006 sous le nom de Champix®, agit sur les récepteurs nicotiniques au niveau cérébral. En clair, ce médicament soulage les symptômes de manque et diminue le "plaisir" de la cigarette. C'est un médicament assez souvent prescrit par les médecins. Le traitement, sous forme de comprimés de 0,5 mg et 1 mg, commence deux semaines avant l’arrêt et dure 12 semaines minimum et 24 semaines maximum. Son coût est évalué à environ 5 € par jour, remboursé par l’ assurance maladie à hauteur de 50 € par an.

Les effets secondaires connus sont des nausées (un tiers des patients), maux de tête et troubles du sommeil... En l’absence de recul suffisant, la varénicline ne doit pas être prescrite chez les moins de 18 ans et les femmes enceintes. En décembre 2007, l'Afssaps* a demandé au laboratoire de reformuler la notice du Champix®, en indiquant que des symptômes de dépression, des pensées suicidaires seraient apparus chez certains patients.

*Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Résultats des médicaments

Ces résultats sont controversés. Deux études menées sur 2000 fumeurs ont montré que 44 % des patients étaient abstinents à la fin du traitement par Champix® et 30 % par Zyban® (source : rapport européen public d’évaluation de l’European medicines agency).

Mais selon la revue Prescrire, le bupropion ne serait efficace que dans 15 % des cas et la varénicline autant que les substituts nicotiniques après un an de sevrage.

La psychothérapie

Elle peut être plus ou moins nécessaire en fonction du type de dépendance, d'une addiction à d'éventuelles autres substances, du profil psychologique de la personne… Différents types de soutien peuvent être indiqués. Parfois une aide très spécifique avec une psychothérapie de type cognitivo-comportementale doit être engagée.


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