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Comment fonctionne une salle de shoot ? : C'est quoi une salle de shoot ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (12. mars 2013)

Ce projet sera dirigé par l'Association Gaia (Paris), une structure spécialisée dans l'accueil et l'accompagnement des usagers de drogues.

Il n’y a encore pas de lieu choisi pour la salle de shoot à Paris, probablement dans le Xème arrondissement. Céline de Beaulieu de l'association Gaia, qui est chargée de mener à bien ce projet, explique que l'association "gère déjà deux établissements médico-sociaux : le Centre de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) et le CAARUD, un programme d’échange de seringues, deux structures où les équipes interviennent auprès de toxicomanes dans le Nord-Est parisien".

La différence notable qu’il y aura entre ces deux centres et le nouveau centre de consommation de drogues, est que les premiers sont des antennes mobiles, alors que le deuxième va devenir un lieu fixe.

Une consommation bien encadrée

En pratique, comment s'organise une salle de shoot ? Quelles sont les heures d'ouverture ? Comment la drogue est fournie ? Pour qui au juste s'adresse cet espace ?

Une ouverture non-stop demanderait des moyens financiers énormes que l'association Gaia n'a pas. Aussi, il est prévu que cet endroit soit ouvert la journée.

Les usagers devront amener leur drogue, et le personnel sera là pour les encadrer et leur fournir des conditions d’hygiène, et du matériel stérilisé. En principe, il est prévu de pouvoir accueillir jusqu'à 200 usagers par jour.

Une salle sous contrôle ?
Quand les personnes arriveront pour la première fois, elles seront soumises à un questionnaire. L’idée est que les équipes travaillent avec les usagers pour les encadrer et les orienter. La structure s'adressera à un public d’usagers, en évitant bien sûr toute personne qui viendra pour « expérimenter ».

Une permanence de soins assurée...
Il y aura des éducateurs, des infirmiers, et aussi un médecin qui sera présent de manière ponctuelle. La salle de consommation de drogues à moindres risques travaillera en partenariat avec des structures hospitalières.

Faire face à la polémique
L'association Gaia, en charge de ce projet, doit faire face à de vives critiques notamment de personnalités politiques, mais cela n'entâche en rien sa volonté de mener le projet à son terme. Céline de Beaulieu, la coordinatrice de ce projet, explique que "ayant déjà travaillé pour des structures d’accueil pour usagers de drogues, nous avons dû faire face à maintes critiques, cette nouvelle salle a pour but de traiter le sujet de la drogue de manière plus pragmatique et pratique, pour permettre de mieux affronter la réalité".


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