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Les jeunes et l’alcool : que peuvent faire les parents ? : Les premiers contacts avec l'alcool

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. juillet 2014)

C’est à un changement d’attitudes dès la petite enfance que les spécialistes de l’alcool et des adolescents invitent les parents. Ils conseillent de ne pas faire goûter de l'alcool aux enfants ; les promesses de virilité liées à la première gorgée d’alcool « Tu seras un homme mon fils » ou de transmission d’un patrimoine génétique de solidité « Ma fille tient de son père », sont à proscrire. On peut trouver d’autres moments intimes et d’autres plaisirs à faire connaître.

> Très petits déjà, dans de nombreuses familles, les enfants sont autorisés à tremper les lèvres dans l’alcool ; leurs parents y voient une initiation innocente à la vie d’adulte. Aujourd’hui, l'âge moyen de la première consommation qui se passe presque toujours dans le cadre familial, est environ de 13 ans chez les garçons, comme chez les filles.

> Or, plus un jeune commence tôt à être en contact avec l’alcool, plus il existe de risque de dépendance à l’âge adulte. Même quand il est plus grand et qu’il le réclame, il est inutile de lui servir une bière, du vin ou de la téquila. Marquer son refus, proposer autre chose, c’est important.

Expliquer les risques

> Bien sûr, tous les adultes (ou presque) ont eu une expérience de l’excès d’alcool. Mais quand votre enfant de 15 ans (âge de la première ivresse) rentre pour la première fois d’une fête, blanc comme un linge, nauséeux et la tête pas fraîche... ce n’est pas une raison pour tourner les talons, en disant : « Ce n’est pas bien grave. Moi aussi à ton âge ... ».

> Sur ce sujet, ne jouez pas la complicité. Donnez-lui le temps de récupérer mais ne laissez pas passer l’occasion quelques heures plus tard d’une discussion sur les causes de sa cuite et d'une explication sur les conséquences de l’alcool qui pourraient le mettre en danger (accidents, agressions, perte de contrôle..).

Un garçon sur dix, généralement majeur, déclare des ivresses fréquentes. Et ceux qui sont considérés comme à risques de dépendance sont trois fois plus nombreux que les autres à déclarer que leurs parents ne disent rien face à l’ivresse.


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