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Les jeunes et l’alcool : que peuvent faire les parents ? : Savoir en discuter

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. juillet 2014)

> Nous pensons tous que nous nous parlons suffisamment et que nous communiquons assez avec nos enfants. Or, chacun rentre fatigué du travail, nous avons tous des préoccupations, la tête prise ailleurs. Un jour, ce n’est pas grave. Mais si cela s’installe, qu’on n’arrive jamais à prendre du temps pour parler de tout et de rien, qu’il y a toujours plus urgent à faire, le dialogue avec les enfants qui doit être un continuum, se tarit...

La règle étant : moins on se parle, plus c'est difficile, plus on s’éloigne, moins on se connaît et moins on a de choses à se dire. D’ailleurs les consommateurs « abusifs » sont ceux qui déclarent le plus « ne pas parler de leurs problèmes avec leurs parents ».

> Les médecins spécialisés dans la prise en charge de ces problèmes, se disent surpris de voir le nombre de familles où l’on ne se parle pas... ou pas assez. Or, avoir des parents attentifs aide l’enfant à savoir où il en est. Cela ne veut pas dire méfiant ou trop curieux.

Nos conseils :
> Saisissez toutes les occasions pour parler de l'alcool et en montrer le caractère destructeur, triste, appauvrissant...

> Evitez d’avoir un discours trop moralisateur, mais surtout plutôt argumenté de données réelles, vécues.

> Avec les jeunes ou les adolescents, il peut être difficile d’aborder « en frontal ». Dans ce cas, parlez de l’alcool de manière assez général... mais en prenant des exemples concrets autour de vous, ou en vous appuyant sur des faits d’actualité.

Poser des limites

> Si l’ adolescent ou le jeune adulte consomme trop d’alcool, les parents ne doivent pas craindre de montrer leur désaccord avec ses comportements, et lui montrer combien ils sont autodestructeurs.
Le meilleur point de vue des parents est de rester dans la logique de responsabilité. D’ailleurs les jeunes les plus consommateurs disent dans une très grande majorité qu’ils sont autorisés à boire. L’adolescent peut parfaitement comprendre qu’en tant que parent, vous ne soyez pas d'accord, et encore moins complice de le voir « s'abîmer » et pas vraiment s’épanouir par l’alcool...

> Autre « service » à rendre à l’enfant : être prudent et raisonnable sur l'argent disponible. La trop grande largesse des parents contribue à favoriser une consommation excessive d'alcool.

> Les spécialistes de l’ adolescence insistent tous, de plus en plus, sur la nécessité pour les adultes d’affirmer les limites, même si eux-mêmes les ont franchies dans le passé ou les traversent toujours, et de ne jamais ni se lasser de ces principes de base, ni « laisser tomber » son enfant. Même si les adolescents n’écoutent pas, ils attendent cela des parents !


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