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Les jeunes et l’alcool : que peuvent faire les parents ? : Un problème grave pour certains

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. juillet 2014)

Les jeunes boivent-ils plus, ou moins qu’autrefois ? Plus, pas forcément, l’alcool a toujours été là, mais différemment, certainement ! Ils commencent plus jeunes, cherchent une ivresse rapide (en buvant d’un trait en grande quantité, le binge drinking).

Et les filles, autrefois plus sobres que les garçons, les rattrapent (même si en volume, elles consomment trois fois moins qu’eux). Et si la dernière enquête de l’Ireb, dirigée par Marie Choquet, directeur de recherche à l’Inserm, présente une image globale plutôt rassurante de la relation entre les jeunes et l’alcool, ils seraient tout de même 4 % à connaître de graves problèmes.

Ce sujet préoccupe nos autorités sanitaires, puisque nos députés viennent de voter l'interdiction de la vente d'alcool aux moins de 18 ans.

Il faut reconnaître que dans notre pays, l'alcool a une dimension culturelle très forte... pas toujours bénéfique :
> En France, pour beaucoup d’adultes, l’alcool revêt un côté festif indéniable. Toutes les occasions sont bonnes pour prendre un verre : fêtes, anniversaires, bonnes nouvelles, succès, mais aussi dîners entre amis, et surtout « apéros » et soirées. Les jeunes ont hérité de cette culture : seul un sur cinq n’a jamais consommé d’alcool.

> Sans culpabiliser les parents dont les enfants boivent de l’alcool régulièrement, il y a certains comportements à éviter, et des sujets à aborder franchement... Aujourd’hui plus qu’avant, « les parents ont un rôle important et peuvent intervenir de manière simple pour éviter que leurs ados ne deviennent des consommateurs à problèmes », explique Marie Choquet dans cette étude.

Quelles habitudes famliales ?

> Le père qui boit et qui conduit tout fier de lui, la mère qui prend ostensiblement un verre dès qu'elle a une chute de moral, les parents qui ouvrent une bouteille à tous les repas ou ceux qui ne tiennent pas l'alcool, n'offrent pas une image très " clean " à leurs enfants. A l'inverse, si les parents ne boivent jamais d'alcool, un jeune de moins de 18 ans sera " trois fois plus souvent non consommateur " d'alcool.

> Laure Com-Ruelle, directeur de recherche à l'Irdes et à l'Ireb, a analysé le rôle de l'entourage (parents et amis) : " L'influence de la consommation de l'entourage est importante, celle qu'ils perçoivent de leurs parents comme celle qu'ils observent chez leurs amis. Lorsque ces derniers s'enivrent au moins une fois par semaine, le risque pour un mineur d'être un consommateur à problèmes est multiplié par seize ".

Réduire sa propre consommation d'alcool est une démarche qui semble indispensable si l'on souhaite protéger ses enfants. Toute la prévention du tabac va dans ce sens et les résultats se révèlent assez positifs. Ainsi, les parents font un effort pour leur propre santé... mais aussi pour celle de leurs enfants.


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