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Prévention anti-cancer : les 5 aliments conseillés

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (30. décembre 2014)

On parle de plus en plus de prévention contre le cancer. Et parmi les moyens pour prévenir cette maladie, l’alimentation joue un rôle qu’il est important de ne pas méconnaître !

Le Professeur David Khayat, chef de service de cancérologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie, et l’un des fondateurs de l’Institut national du cancer, mène un combat pour le « mieux manger » en publiant le livre Prévenir le cancer, ça dépend aussi de vous.

1- La grenade

Gorgée d’antioxydants, la grenade aussi appelée « pomme chinoise », apporte d’énormes bénéfices pour la santé et notamment pour la prévention de certains cancers, surtout ceux liés aux hormones. Le jus de grenade permettrait de retarder le développement de cancers tels que le cancer de la prostate, le cancer du sein et celui du côlon.
On remarque d’ailleurs que chez un patient qui consomme quotidiennement du jus de grenade, la croissance des cellules cancéreuses diminuerait, ainsi que leur prolifération.
Il est donc conseillé de consommer du jus de grenade, aussi souvent que l’on peut, surtout si l’on est plus à risque de développer un cancer lié aux hormones.

2- L’ail

La consommation d’ail aurait un effet très positif dans la prévention de certaines formes de cancers.
En effet, plusieurs études démontrent l’effet positif de la consommation régulière d’ail pour la prévention du cancer. Il pourrait freiner le développement de certains cancers, notamment celui de l’estomac et le cancer colorectal.
L’ail est un certainement un aliment préventif de qualité, très consommé dans les pays du sud. Son action serait de stimuler le système immunitaire, en augmentant sa capacité à reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses, bloquer la prolifération des cellules malignes et de ralentir la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins qui nourrissent la tumeur.
Consommer 2 gousses d’ail crues, par jour, serait l’idéal pour que son action ait une efficacité optimale.

3- Le curcuma

Obtenu à partir d’une racine appartenant à la famille du gingembre, il est le constituant principal du curry.
Le curcuma serait capable de freiner la prolifération des cellules malignes, en les empêchant de se diviser, et d’induire le suicide des cellules cancéreuses cultivées en laboratoire.
Le problème est que le curcuma, une fois consommé, se détruit rapidement dans l’organisme, et n’aurait pas donc le temps de mettre en œuvre ses propriétés. Cependant, pour le Pr David Khayat : « consommer le curcuma avec du poivre prolongerait sa durée de vie à l’intérieur du corps ».

4- Le thé vert

Le thé vert serait un excellent antioxydant anti-cancer. Il contient de la « catéchine », molécule efficace dans la prévention des tumeurs malignes. La catéchine permettrait d’interférer avec les mécanismes à l’origine de la croissance tumorale et de « bloquer la fabrication des chromosomes qu’une cellule mère fabrique pour pouvoir engendrer deux cellules filles », écrit David Khayat dans son livre Prévenir le cancer.
Mais son action la plus spécifique serait de provoquer l’asphyxie des cellules cancéreuses, en empêchant la fabrication des vaisseaux sanguins qui aliment la tumeur en pleine croissance.

5- Le brocoli

Aliments de prévention par excellence, les légumes dits « crucifères » et notamment le brocoli auraient des effets pour prévenir la maladie cancéreuse. Ces légumes fourniraient plus de protection que la plupart des autres fruits et légumes.
Ils renferment des « isothiocyanates » qui font partie des substances anti-cancéreuses très actives dans la prévention des cancers. Les crucifères seraient particulièrement efficaces dans la prévention des cancers tels que le cancer du poumon, le cancer de la prostate, le cancer des ovaires et celui des reins.
Il est conseillé de consommer des crucifères et notamment des brocolis au moins quelques fois dans la semaine (3 à 5 portions).

Interview du Pr David Khayat, auteur du livre Prévenir le cancer, ça dépend aussi de vous, éditions Odile Jacob.

1) Pourquoi depuis quelques temps vous intéressez-vous à la nutrition anti-cancer ?

Ça fait maintenant à peu près 7/8ans que je travaille sur ce sujet et 35 ans que je traite des malades atteint de cancer, que j’en vois mourir malheureusement beaucoup.
Je me suis beaucoup occupé de la lutte contre le cancer en France, en créant le Plan cancer avec Jacques Chirac, et en créant l’Institut national du cancer. Et finalement le constat de tout ça a été vers 2009/2010, de me dire qu'on ne faisait pas assez pour la prévention. Car c’est la meilleure façon d’éviter la souffrance, les traitements et parfois la mort. Ainsi, nous nous sommes beaucoup investi pour lutter contre le tabagisme, et c’est pendant que je m‘en occupais que la loi généralisant l’interdiction de fumer dans les lieux publics, a été voté. C’est à ce moment qu’on a augmenté le prix de du paquet de cigarettes de 3 à 4, à 5 euros en un an.
Pour le tabac, j’avais fait ce que je pouvais faire, et il me restait le 2ème grand sujet responsable de cancer qui est l’alimentation. Je me suis plongé là-dedans et ce que j’ai découvert c’est ce que je décris dans mes livres. Il n’y a pas de régime universel contre le cancer, il y a quelques aliments qui sont globalement bons (un top 5 !). Mais, ce qui est bon pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre, ce qui est bon pour une femme n’est pas forcément bon pour un homme, etc.

2) Pensez-vous le grand public vraiment réceptif à toutes ces mesures pour prévenir le cancer ?

Je pense qu’il commence à être sensibilisé, comme il l’est de plus en plus pour le bio, par exemple, le grand public commencent à prendre conscience qu’ils sont ce qu’ils mangent et que s’ils mangent mieux, ils seront probablement mieux.
En temps de crise, ce n’est pas facile, et on voit pour la première fois dans l’histoire de la France, que beaucoup de personnes baissent les dépenses de leur panier alimentaire. On est dans une période ou faire des choix de santé n’est pas forcément simple. De plus, il est clair que les aliments les moins bons, sont souvent les aliments les moins chers.
Heureusement, il y a vraiment une sensibilisation su grand public qui commence, il n’y a qu’à voir le succès des livres, des sites qui traitent de ces sujets, des courriers que je reçois, pour s’en rendre compte…

3) Quand faut-il commencer à adopter une telle alimentation ?

Le plus tôt possible.
Par exemple, une étude montre que plus une femme est grande, plus elle a de risque d’avoir un cancer. En effet, la taille que peut atteindre une femme au cours de sa croissance, dans le cadre de ce que ses gènes lui permettent d’avoir, risque d’augmenter sa probabilité de développer un cancer. Cela prouve qu’avant même la naissance, certaines personnes sont plus exposés au risque, et devront prendre des précautions, notamment dans leur alimentation.
Cela va aussi se jouer au niveau de l’alimentation de bébé, et notamment avec une consommation importante de produits lactés. Or, on sait que ces produits-là ainsi qu’une alimentation très riche, augmentent la sécrétion, dès l’enfance, de l’hormone IGF1 (Insulin Growth Facteur One), une substance cancérigène. Donc cela peut jouer dès l’enfance, car les habitudes alimentaires se font durant les premières années de vie.
Cependant, le moment où l’on peut vraiment commencer à prendre soin de ce que l’on mange et à privilégier des aliments préventifs, c’est à partir de 18/20 ans.

Propos recueillis par Camille Ozuru.

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