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Aliments riches en œstrogènes : encore des doutes

Publié par : rédaction Onmeda (12. juin 2017)

© Shutterstock

Nous consommons quotidiennement de nombreux aliments riches en œstrogènes naturels, souvent sans le savoir.

En effet, l’alimentation industrielle les utilise fréquemment en raison de leur faible coût. Ils sont aussi recommandés pour améliorer les symptômes gênants de la ménopause. Peut-on les consommer sans crainte ?

Des œstrogènes et des aliments

Le monde végétal recèle de nombreuses plantes capables de produire des substances appelées phyto-œstrogènes. Ces molécules possèdent une structure se rapprochant d’une hormone, l’œstradiol. Cette particularité entraîne, entre autres, la possibilité d’une liaison avec les récepteurs des œstrogènes.

Au fur et à mesure des études, le nombre de végétaux possédant des propriétés hormonales a régulièrement augmenté et concerne maintenant plusieurs centaines d’espèces. Cependant, toutes ne possèdent pas les structures biologiques nécessaires pour interférer avec notre organisme.

Parmi les végétaux les mieux pourvus, on retrouve plusieurs familles de graines, de légumes ou de céréales.

Voici les végétaux riches en œstrogènes :

  • soja, tofu ;
  • cônes de houblon ;
  • trèfle, luzerne ;
  • carottes, ail ;
  • lentilles, pois chiches ;
  • graines de lin, de tournesol, etc.

Quel est l’intérêt de consommer des aliments contenant des œstrogènes ?

La prise en charge des troubles hormonaux par les traitements  allopathiques s’est révélée une source d’effets secondaires pour certaines femmes à l’approche de la ménopause. Privilégier les aliments riches en œstrogènes, le soja en particulier, apparaissait donc comme une alternative moins problématique sur ce plan.

Par la suite, de nombreuses marques de compléments alimentaires ont vu le jour et proposé des produits contenant ce type d’hormones naturelles.

Toutefois, des soupçons sur leurs effets négatifs possibles sont venus jeter le doute sur le bien-fondé de cette solution de remplacement. D’ailleurs, les résultats d’une étude publiée dans le British Journal of Pharmacology en 2016 émet des réserves sur leurs bienfaits potentiels.  

Le cas du soja

En étudiant les différents résultats des recherches antérieurement réalisées sur les phyto-œstrogènes, les chercheurs ont néanmoins relevé des effets positifs. Ceux-ci concernaient généralement :

Et les effets négatifs du soja ?

Les effets négatifs se portent principalement sur les cancers sensibles aux œstrogènes, comme le cancer du sein ou le cancer de l’utérus.

D’ailleurs, la consommation de soja est contre-indiquée en cas de cancer du sein déclaré.
Cette mise en garde s’adresse aussi aux femmes ayant des membres de leurs familles déjà touchés par cette maladie.
D’autre part, il est aussi recommandé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants d’éviter cet aliment.

D’autre part, il est aussi recommandé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants d’éviter cet aliment. 

Conclusion : rien n’est encore sûr

Selon les auteurs de l’étude, les phyto-œstrogènes, toujours jugés comme des perturbateurs endocriniens, n’ont pas encore fait la preuve de leur totale innocuité. Il est donc impossible d’apporter une réponse définitive à cette question. Les recherches futures devront prendre en compte d’autres paramètres pour affiner leurs résultats.

En conclusion, adopter une alimentation variée permet d’éviter l’accumulation de substances potentiellement nocives. Sans exclure totalement les préparations à base de soja, leur consommation ponctuelle semble être la meilleure option.

Bon à savoir : 10 règles pour une alimentation saine et équilibrée

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Auteur : Véronique Michelan

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