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Biopsie du sein et Mammotome : La microbiopsie

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. octobre 2013)

La microbiopsie : qu'est-ce que c'est ?
La microbiopsie consiste à prélever, à l'aide d'une aiguille, un ou plusieurs échantillons de tissu mammaire (généralement deux à six prélèvements sont nécessaires). Ces prélèvements sont ensuite envoyés en laboratoire où ils sont analysés. C'est là, en fonction de la forme et de l'architecture des cellules, que l'on pourra établir avec précision un éventuel diagnostic de cancer.

Comment ça se passe ?
La microbiopsie se fait habituellement sous contrôle d'une échographie. Pour cela, la femme est allongée, comme pour une échographie banale. La peau est désinfectée. Le radiologue effectue une anesthésie locale avant d'intervenir. A l'aide d'une sorte de pistolet automatique, il prélève dans le nodule (la « boule » suspecte) des fragments de tissu. L'examen dure quelques minutes. Un pansement compressif est ensuite posé, il doit être gardé trois à quatre heures. Par la suite, les douleurs sont rares mais il peut apparaître un hématome ou une ecchymose.
Lorsque la masse suspecte n'est visible que sur la mammographie, le prélèvement pourra être effectué sous guidage radiologique.

Intérêt de la microbiopsie
L'intérêt est de connaître la nature exacte de l'anomalie mammaire. Elle permet de distinguer les lésions bénignes et malignes dans plus de 98 % des cas, à condition d'être certain du site de la biopsie.
Elle permet ainsi en cas de bénignité d'éviter d'effectuer une biopsie par une opération chirurgicale nécessitant une anesthésie générale. Dans le cas de la découverte d'un cancer grâce à la biopsie, la connaissance exacte du type de cancer permettra de proposer d'emblée une opération chirurgicale adaptée, et d'éviter ainsi des opérations successives.

Les risques liés à la microbiopsie
Un soignant sera toujours aux côtés de la patiente le temps de la biopsie, en cas de malaise passager (l'intervention n'est pas douloureuse, mais elle peut être impressionnante, compte tenu de sa localisation). Après l'examen, une compression doit être exercée à l'endroit de la biopsie, pour éviter les risques d'hématome. Les complications infectieuses sont exceptionnelles. Le risque de saignement existe chez les personnes prenant des anticoagulants ou de l'aspirine.

Les précautions à prendre
On doit signaler au médecin les traitements que l'on prend, notamment s'il s'agit d'anticoagulants, ou si l'on a un terrain allergique.
Ne pas prendre d'aspirine une semaine avant l'intervention.
Le jour de l'examen, aucune préparation n'est nécessaire. On peut s'alimenter normalement.
Ne pas oublier d'apporter ses mammographies. Il n'y a pas d'hospitalisation.

Les limites de la microbiopsie
Ces limites sont liées au faible volume de glande recueilli. Ce volume est généralement suffisant pour diagnostiquer de façon fiable les nodules tissulaires. Mais ce prélèvement est insuffisant pour l'analyse des microcalcifications (entre 50 et 90 % de résultats négatifs qui ne permettent pas d'exclure un diagnostic de cancer). Dans ces cas, on préfère effectuer une macrobiopsie.



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