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La ponction lombaire

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (15. janvier 2013)

Vous avez suivi la série télévisée « Dr House » ? Vous avez alors vu pratiquer des dizaines de ponctions lombaires. Torse nu, allongé sur le côté, le médecin enfonce une longue aiguille dans le dos du patient. Avec toujours ce petit « ouch ! » de circonstance pour terroriser les phobiques de l'aiguille.

Pourtant, la ponction lombaire (PL) n'est pas un examen aussi terrible qu'on l'imagine. La prise en charge des patients et le matériel médical ont évolué de manière à limiter l'appréhension et les douleurs post-ponction.

Qu'est-ce que la ponction lombaire ?


La ponction lombaire est un acte médicalisé qui consiste à prélever un peu de liquide céphalo-rachidien (LCR) qui entoure le cerveau et la moelle épinière. Il permet d'établir un diagnostic ; il peut avoir également une visée thérapeutique :

• Un diagnostic. La première indication d'une ponction lombaire, qui constitue une urgence absolue, est la suspicion de méningite bactérienne. Les médecins disposent d'une trentaine minutes pour la réaliser après admission aux urgences.

La deuxième est la l' hémorragie intra-crânienne. Elle est confirmée, si à la ponction lombaire, on décèle la présence de sang liée à un saignement dans le cerveau.

La troisième indication de la ponction lombaire est le syndrome de Guillain-Barré, une maladie auto-immune qui provoque une paralysie réversible (plus ou moins importante) des membres et de l'appareil respiratoire. Dans ce cas, on retrouvera un taux élevé de protéines et une absence de globules blancs dans le LCR.

A noter : depuis l'introduction de l' imagerie médicale, la sclérose en plaques est de moins en moins une indication de la ponction lombaire, sauf si l'établissement hospitalier n'est pas équipé en IRM.

• Un traitement. Quand il y a un excès de liquide céphalo-rachidien parce que le système d'écoulement ne fonctionne plus correctement, une ponction lombaire est indiquée. Dans ce cas, cette ponction sera pratiquée pour évacuer le liquide céphalo-rachidien en excès, en milieu spécialisé – services de neurologie, de réanimation ou de neuro-chirurgie – une à deux fois, le temps de trouver la pathologie induisant le dysfonctionnement.

Cet examen est généralement réalisé par un médecin urgentiste, un neurologue, un neuro-chirurgien, un pédiatre...



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