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Décalotter son bébé garçon ? : À partir de quand s’inquiéter ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (30. juin 2014)

Donc, la règle est précise : il est inutile de décalotter son bébé garçon. Et pourtant, en cas de petit problème, a partir de quand s'inquiéter ? Dans la plupart des cas, il n'y a aucune raison de s'inquiéter ! Le prépuce va naturellements'assouplir et s'allonger, en même temps que le pénis. Les érections se feront sans souci.

S'il y a un problème, c'est à la puberté que cela se pose. Et il s'agit bien souvent d'une adhérence prépuciale (le prépuce se désolidarise difficilement du gland), ou d'un phimosis provoqué, justement par des décalottages répétés et trop violents lors de la petite enfance. Les phimosis doivent être repérés avant la puberté, et être traités (crèmes, ou plus rarement une petite opération chirurgicale).

Et la circoncision ?


Le décalottage a été recommandé en France et pas dans d'autres pays. Au résultat, on n'a pas constaté plus de cas de phimosis à l'étranger. Ce qui montre bien que le décalottage n'est pas une prévention du phimosis.
Pas davantage de cas d'infections, non plus : ce qui montre également que la bonne hygiène ne se situe pas dans le décalottage du nourrisson.

Aux États-Unis, une mode hygiéniste, recommande la circoncision. Cette circoncision est effectuée chez les juifs et les musulmans, pour des raisons religieuses. Il semble d'ailleurs que ces coutumes aient plus rapport avec un acte initiatique que pour des raisons d'hygiène, comme on l'a cru longtemps. Lorsque la circoncision est nécessaire, pour des raisons médicales, en cas de phimosis, on l'appelle une posthectomie. On n'y a d'ailleurs recours que dans le cas où les traitements médicamenteux ont échoué.

En effet, ces phimosis peuvent être soignés avec des crèmes qui détendent la peau du prépuce. Si, pour des raisons personnelles, les parents refusent une circoncision ou posthectomie, une autre intervention est possible : une plastie d'élargissement du prépuce, par section transversale.

Auteur : Sylvie Charbonnier.
Consultant expert : Docteur Georges Picherot, pédiatre, chef du service de pédiatrie au CHU de Nantes.


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