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Bébé prématuré : le rôle primordial des parents : Différents prématurés

Publié par : rédaction Onmeda (17. novembre 2016)

En France, le nombre des naissances prématurées ne cesse d’augmenter. On estime qu'aujourd'hui 7 à 8% des naissances ont lieu avant terme.

C’est un problème pour les parents qui ne savent pas comment accueillir ce bébé plus fragile que les autres, et qui ont du mal à établir des liens tendres avec leur enfant en couveuse. Pourtant, il est indispensable que les parents, et notamment la maman, ne soient pas « coupés » des premières semaines de leur enfant. Les médecins s’accordent même à reconnaître que ce sont les parents les meilleurs soignants de leur enfant. 

  • Tout dépend du terme.

Une naissance à terme, c’est une naissance qui se déroule aux alentours de la 39ème semaine de grossesse. On parle de naissance prématurée lorsque l’accouchement se fait avant 37 semaines. Mais - on s'en doute - un bébé né à 37 semaines ne présentera pas les mêmes problèmes qu’un bébé né à 28 semaines.

On définit ainsi quatre grands groupes de prématurés :

- Les prématurés extrêmes : entre 22 et 27 semaines,

- Les grands prématurés : avant 28 semaines,

- Les prématurés sévères : entre 28 et 31 semaines,

- Les prématurés modérés : entre 32 et 36 semaines.

Un bébé prématuré est un nouveau-né dont toutes les grandes fonctions vitales sont immatures. Plus la naissance a lieu tôt, plus l’immaturité des organes risque d’entraîner des séquelles plus ou moins importantes. C’est la raison pour laquelle le bébé devra être assisté médicalement : pour terminer artificiellement son temps de gestation.

  • Les conséquences sur le long terme

Dans la plupart des cas, pour 80% des naissances prématurées, le rattrapage se fait dans les trois premières années. Les enfants atteignent rapidement une taille et un poids normaux. Les séquelles possibles sont directement liées au degré de prématurité. C’est chez les grands prématurés que les séquelles, à terme, sont les plus fréquentes.

Des infirmités motrices peuvent exister dans 10 à 20 % des cas. Des troubles cognitifs peuvent se faire jour chez des prématurés de moins de 28 semaines. Egalement des troubles du comportement pour 20 à 25 % des enfants (anxiété, hyperactivité, états dépressifs...).

Ces chiffres sont extrêmement très variables et l'évolution d'un bébé prématuré est difficilement prévisible. On estime que près de 50% des grands prématurés garderont des handicaps plus ou moins importants, tels que des troubles du langage, des déficits visuels, des troubles de la marche. Ces séquelles sont liées au degré de prématurité, mais aussi à la qualité des soins reçus. En France, les équipes médicales ont beaucoup travaillé pour mettre en place une meilleure prise en charge du bébé et de sa famille.

Des organes immatures

Contrairement aux autres êtres du règne animal, le petit humain ne sait rien faire et dépend totalement de sa mère. Mais, lorsque la naissance se déroule trop tôt, ce sont ses fonctions vitales qui sont menacées car tous ses organes sont immatures.

  • L'appareil respiratoire
La respiration du bébé prématuré est irrégulière et entrecoupée de pauses. D’où l’importance d’une surveillance rigoureuse.

Ses poumons étant immatures, il manque d’une substance indispensable : le surfactant (une substance qui tapisse les alvéoles pulmonaires). Il faudra donc lui en instiller de façon artificielle. La MMH (maladie des membranes hyalines) crée une insuffisance respiratoire, autrefois première cause de décès des prématurés.

Une corticothérapie administrée à la maman, dans les jours qui précèdent l’accouchement, permettra d’accélérer la maturation des poumons du bébé et de réduire les risques d’une maladie des membranes hyalines.

  • Le foie
Son foie étant également immature, le prématuré présente plus fréquemment que les enfants nés à terme un ictère (jaunisse)

  • L'appareil digestif
Immature, lui aussi, il ne permettra pas à l'enfant de s'alimenter normalement. Le bébé prématuré devra donc, dans certains cas, être nourri par une sonde. Il n'a en effet ni la force de téter, ni le réflexe de succion ou de déglutition.

  • Le système immunitaire
Il est très fragile, ce qui explique la fréquence et la gravité des infections. C’est ce qui explique également la nécessité de le manipuler dans un milieu aseptisé.

  • La température du corps
La thermorégulation n’est pas encore parfaite car le bébé prématuré est tout petit et donc, très sensible au froid ou à la chaleur. Pour cela, il est placé dans une couveuse, à une température de 34 ou 35° C.

Le bébé doit rester en couveuse jusqu’à ce qu’il pèse 2 kg. Son retour à la maison dépend du terme, de son poids et de sa maturation.

Les grands prématurés

On arrive aujourd’hui à sauver des bébés de plus en plus petits. À 25 semaines, il a une chance sur deux d'échapper au pire. À 32 semaines, c’est 92 % de chances. Cependant, tenter de réanimer et de faire vivre un tout petit prématuré, ce n’est pas sans risques de séquelles. Il faut en effet savoir que 15 à 20 % des grands prématurés souffrent de séquelles.

L’Académie de médecine a pris une position sur les soins à apporter à ces grands prématurés :

Après 25 semaines, la mise en œuvre des soins destinés à réanimer un nouveau-né se justifie.

À 25 semaines et moins, ou un poids inférieur à 700g, les séquelles sont importantes (supérieures à 30%). La décision doit être prise au cas par cas, avec l’implication des parents.

L’Académie de médecine recommande, en outre, de prévenir au mieux les détresses vitales et faire face « avec compassion et humanité » si elles surviennent malgré tout. Dans tous les cas, l’obstination ne doit pas tourner à l’acharnement thérapeutique. Et il n’est pas acceptable non plus que l’enfant subisse une agonie prolongée.


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