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Bébé prématuré : le rôle primordial des parents : L’implication des parents

Publié par : rédaction Onmeda (17. novembre 2016)

Se retrouver, dès la naissance, séparé de son bébé, c’est un vrai cauchemar pour les parents. Et sûrement pour l'enfant...

Si autrefois les parents étaient plutôt considérés comme gênants par l’équipe soignante, ils sont aujourd’hui considérés comme l’élément indispensable pour une bonne prise en charge de l’enfant. Les parents sont maintenant invités à participer activement aux soins. Leur rôle est central et ils sont aidés par les professionnels pour effectuer les mêmes gestes, les mêmes techniques sur leur enfant. Non seulement cela est indispensable à l’établissement d’une relation harmonieuse entre les parents et le bébé, mais cela est également nécessaire pour la prévention des séquelles relationnelles.

  • Les unités Kangourou

Les unités Kangourou sont ces services où parents et enfants sont hospitalisés ensemble. Les hospitalisations ne durent généralement pas plus d’un mois. Mais, ces hospitalisations familiales permettent de créer des liens, des rythmes familiaux, indispensables au développement du nouveau-né. Les soins Kangourou sont nés en Colombie, à la fin des années 70. C’est le « peau à peau ». Au départ, ces soins étaient destinés à pallier le manque de moyens dans les hôpitaux colombiens. Pas assez de couveuses : on demandait aux mères de garder leur bébé prématuré contre elles, dans leur chaleur à elles.

Depuis quelques années, se sont développées dans des services de néonatalogie français, des unités Kangourou où mère et enfant ne sont pas séparés. La couveuse est installée dans la chambre de la maman. Ce sont les soignants qui se déplacent jusqu’à la mère et non l’inverse. 

  • Le système Nidcap

Le système Nidcap (Neonatal Individualized Developmental Care Assessment Program) vient des Etats-Unis et existe en France depuis une dizaine d’années. Il s’agit de considérer le bébé comme l’acteur principal de sa propre guérison et d’envisager ses parents comme des collaborateurs actifs.

Concrètement, la priorité est donnée à la qualité de vie du bébé et de sa famille : un environnement moins agressif, une attention plus grande à sa douleur, une alimentation adaptée à sa vie à venir. Les rythmes du bébé sont respectés. Les couveuses sont placées dans des pièces tamisées. La présence des parents est recommandée. Les frères et sœurs sont également les bienvenus (à condition qu’ils ne soient pas porteurs d’une maladie contagieuse, bien sûr). Le peau à peau est pratiqué. L’allaitement maternel est encouragé. Les parents peuvent (en prenant certaines précautions d’hygiène) manipuler leur enfant, l’embrasser, jouer avec lui. Ils peuvent introduire des objets à eux dans la couveuse.

Les bruits familiers sont favorisés : par exemple, on peut enregistrer la voix des membres de la famille et les faire entendre à l’enfant, dans sa couveuse. Installer de la musique douce peut également être très bénéfique selon certaines études.

Le retour à la maison

Certains parents attendent ça parfois pendant plusieurs mois. Le retour à la maison, après des semaines de couveuse et d’ambiance médicale, ce n’est pas toujours facile. Les parents ne se sentent pas toujours à la hauteur. Pourtant, si les médecins vous autorisent à rentrer chez vous avec votre bébé prématuré, c’est que tout va bien. C’est que vous pouvez faire avec lui, comme avec un bébé normal.

Surtout, n’essayez pas de recréer, chez vous, l’univers aseptisé de l’hôpital. Ne le surprotégez pas trop. Il a besoin de se sentir rassuré pour bien grandir. Il vous faudra seulement bien vous laver les mains avant de le manipuler, éviter les transports en commun un certain temps, de même que les animaux domestiques ou les personnes portant certaines maladies contagieuses (rhume, grippe...).

Mais surtout, sachez que vous n’êtes pas tout seul. Les réseaux sécurité-naissance sont là pour vous aider. Avant la sortie d’hôpital, l’équipe soignante aura informé votre médecin traitant pédiatre ou généraliste, des soins particuliers à apporter à votre enfant. Votre médecin traitant deviendra donc votre premier référent. Une surveillance médicale régulière vous permettra de vérifier la bonne croissance de votre bébé et de dépister, suffisamment tôt, d’éventuelles séquelles que votre enfant pourrait avoir.

Et n’oubliez pas que, ce dont il a besoin en priorité, c’est d’amour et de tendresse. Rien ne vous empêche de pratiquer la méthode Kangourou à la maison et de le garder peau contre peau. Les câlins sont l’un des meilleurs médicaments !


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