publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Le cancer et mon couple : après l'annonce

Publié par : rédaction Onmeda (13. octobre 2016)

Il n’existe pas de réaction universelle face à l’annonce d’un cancer. Chacun réagit différemment, en fonction de sa personnalité, de l’attitude de la personne malade et surtout de son passé et de ses propres craintes. A ce stade, des frictions peuvent éclater au sein du couple.

Le déni du cancer

Affronter la dure réalité qu’est l’annonce d’un cancer et y faire face est parfois trop difficile. Certaines personnes vont alors, de façon inconsciente, se voiler la face et rester dans le déni de la maladie, préférant se dire que tout ira bien.

  • Le déni chez le malade
Un malade faisant du déni peut faire grandir l’inquiétude du conjoint. Ce dernier craindra alors que sa moitié ne se fasse pas soigner, se laisse aller et essaiera à tout prix de lui faire prendre conscience de la réalité des choses.

Attention, ce n’est pas en brusquant une personne dans le déni que l’on provoquera un “déclic”. Le déni traduit une peur. Dès lors que l’on a peur d’une chose, c’est qu’on en a conscience. Le dialogue, l’écoute et la patience sont les clés d’un accompagnement réussi.

  • Le déni chez le conjoint. 

Cette réaction peut être perturbante pour le malade qui peut y voir un désintérêt de son conjoint. Mais ne vous y trompez pas : le déni est un mécanisme de défense qui masque une douleur. Le conjoint souffre mais a du mal à faire face à sa douleur

La solution ? Partager, se confier, communiquer.


Le bouleversement

Un conjoint, non malade, ayant une peur de la perte ou une angoisse de mort vivra l’annonce d’un cancer comme un cataclysme.
Face à son bouleversement, la personne malade peut être déstabilisée et culpabiliser de lui faire subir cela même si elle n’en est pas responsable.

Dans certains cas, le malade préférera cacher certains éléments de son cancer à son conjoint afin de le protéger et vivra malheureusement seul sa maladie.

La solution ? Le dialogue au sein du couple peut permettre de comprendre l’autre. Si cela est difficile, se rendre chez un psychologue peut aider.


La colère

Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait pour mériter cela ? C’est de la faute de telle ou telle personne. Le diagnostic d’un cancer peut faire monter une profonde colère chez le principal concerné mais aussi chez son conjoint.

Encaisser un tel choc est difficile. La colère peut surprendre mais elle est normale. Rares sont les personnes capables d’absorber une telle nouvelle sans broncher. Vous êtes malade et vous êtes en colère ? Vous avez le droit. Votre conjoint est atteint d’un cancer et vous êtes en colère ? C’est normal.

Il faut arriver à accepter la colère pour la digérer, sinon ce sentiment risque de devenir “débordant”. C’est-à-dire qu’il peut se répercuter sur d’autres personnes. Par ailleurs, blâmer ne fera pas avancer les choses et ne soulagera personne.

Parler, à un proche, à son conjoint ou à un professionnel, est une des solutions pour gérer la colère. D'autres techniques comme la méditation, la sophrologie, la pratique artistique, le sport, peuvent aider à gérer ses émotions.


La culpabilité

Cela peut sembler étonnant et pourtant de nombreuses personnes, aussi bien des conjoints que des malades, ressentent de la culpabilité après l’annonce d’un cancer.
Certains conjoints peuvent se dire : “Pourquoi elle et pas moi ?” “Pourquoi suis-je en bonne santé et pas elle ?”
Certains malades peuvent culpabiliser de faire entrer le cancer dans leur bulle familiale et peuvent avoir le sentiment d’être un mouton noir.

Exprimer son ressenti, ses sentiments et sa façon de voir le choses est essentiel pour dépasser ce stade et ainsi se projeter sur la suite.
Quel que soit la réaction du conjoint ou du malade, il est capital de s’y confronter.

Les non-dits et autres sentiments enfouis au sein de chacun finissent toujours pas ressurgir et peuvent donner lieux à des conflits par la suite. Mieux vaut donc régler chaque chose en son temps afin de renforcer son couple et d’avancer sur des bases solides.


publicité