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Quand le cancer fait mal : soulager sa douleur

Publié par : rédaction Onmeda (17. octobre 2016)


Lutter contre la douleur et permettre au patient atteint d’un cancer d’accéder à une bonne qualité de vie est devenu un enjeu pour le corps médical. Les solutions pour atténuer la douleur durant le cancer sont nombreuses.

  • L’opération chirurgicale

Dans certains cas, lorsque la douleur est directement causée par la tumeur une intervention chirurgicale peut permettre de soulager la douleur. Par exemple, lorsque la tumeur comprime un organe, une opération peut permettre de lever la compression et d’ainsi soulager le patient.

  • La radiothérapie

Particulièrement utilisée lorsque des métastases osseuses se forment et font souffrir le patient, la radiothérapie peut être un traitement de la douleur. Sa posologie varie selon la zone à irradier. Attention, la radiothérapie ne peut être utilisée sur du long terme en raison des risques qu’elle fait courir au patient. Par ailleurs, ses effets sur la douleur peuvent ne pas se manifester rapidement.

  • La chimiothérapie

Traitement anticancéreux, la chimiothérapie cible directement la tumeur. En la faisant diminuer voire disparaître, elle concoure à atténuer la douleur.
Toutefois, ses effets sur la douleur ne se manifestent qu’au bout de plusieurs semaines.

  • La radiofréquence

Tout comme la chimiothérapie, la radiofréquence va agir sur la taille de la tumeur. En la faisant diminuer de volume, le patient verra sa douleur s’atténuer. La radiofréquence consiste à envoyer un courant électrique au sein de la masse tumorale. Là aussi, les effets sur la douleur peuvent mettre du temps à apparaître.

  • L’alcoolisation

Peu connue du grand public, l’alcoolisation consiste à injecter de l’alcool au niveau du plexus nerveux responsable de la douleur. En agissant ainsi, on le met en quelque sorte “en veille” et la douleur s’en trouve ainsi atténuée.

  • L’anesthésie locale

Cette technique est utilisée dans le cadre des douleurs liées aux soins médicaux comme la pose d’un cathéter ou une prise de sang. Avant de pratiquer ces derniers, un patch ou une pommade anesthésiante (Emla) est apposé sur la zone où sera pratiqué le geste.

  • Le meopa

Principalement utilisé chez les enfants souffrant de cancer, le meopa est la combinaison de deux gaz, l’oxygène et le protoxyde d’azote. Il permet de relaxer le patient et d’atténuer sa douleur grâce à ses propriétés antalgiques sans pour autant l’endormir. Là aussi, cette technique est recommandée pour le traitement de douleurs liées aux soins médicaux.

  • Les antidouleurs médicamenteux ou antalgiques

Ce sont eux qui sont le plus généralement prescrits en cas de douleur. Les antalgiques sont regroupés en trois classes selon l’intensité de la douleur à combattre.

La classe I est conseillée pour des douleurs faibles à modérées. On retrouve dans cette dernière les salicylés, c’est-à-dire l’aspirine seule ou associé à un autre composant (Aspirine, Catalgine, Aspegic, etc...) et le paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan, etc...).

Dans le cas d’un traitement de la douleur chez un patient ayant un cancer, c’est le paracétamol qui est le plus généralement utilisé. En effet, les salicylés sont contre- indiqués avec de nombreuses chimiothérapies mais aussi dans de nombreuses situations comme un ulcère ou la prise d’un traitement anticoagulant.

Les antalgiques de la classe I mettent en moyenne 30 à 60 minutes à agir et sont effectifs pendant environ 4 heures.

La classe II cible les douleurs modérées à fortes. On retrouve dans cette catégorie le tramadol (Topalgic, Zamudol, etc...), le dextropropoxyphène (Di-Antalvic, etc...) ou encore la codéine (Co-Doliprane, Dafalgan-Codéïné, etc...). Ces derniers sont souvent associés au paracétamol, agissent rapidement et ont des effets pouvant perdurer sur 24 heures (Monoalgic).
Ces antalgiques sont à prendre avec prudence et précaution en raison de leurs effets secondaires (somnolence par exemple) et des risques qu’ils peuvent faire courir au patient s’ils sont associés à d’autres éléments comme l’alcool ou les tranquillisants.

Avec les antalgiques de classe II, il convient de suivre à la lettre les recommandations de son médecin.

La classe III s’adresse aux patients ayant des douleurs fortes à intenses. Il s’agit de la morphine qui existe sous différentes formes (comprimés ou liquides). Elément majeur du traitement de la douleur, la morphine est prescrite dans les cas où les antalgiques de classes I et II n’ont pas eu l’effet escompté.

Beaucoup de patients craignent de prendre de la morphine en raison des rumeurs l’entourant. Rassurez-vous, la morphine ne rend pas dépendant si elle est prise à titre antalgique. De même, si les doses prescrites sont adaptées et que vous ne jouez pas les petits chimistes, la morphine n’entrainera pas de trouble de la conscience.

Concernant son efficacité, elle n’est plus à prouver sur les douleurs intenses. La morphine met entre 30 à 45 minutes à agir (entre 10 à 20 minutes si elle est injectée) et ses effets dureront environ 4 heures. Certaines formes comme le Skénan agissent pendant 12 heures et sont à prendre à horaire régulier.

Si la morphine est mal tolérée, d’autres alternatives existent pour traiter une douleur intense. L’oxycodone qui existe sous différente forme : libération prolongée avec une efficacité sur 12 heures (Oxycontin), libération normale (Oxynorm) avec une efficacité sur quatre heures, ou encore sous forme injectable.

L’hydromorphone qui n’existe en France que sous la forme d’une libération prolongée avec une efficacité sur 12 heures (Sophidone). Le fentanyl disponible sous forme de patch actif pendant trois jours (Durogésic) ou de bâtonnets à frotter à l’intérieur des joues durant une quinzaine de minutes (Actiq).

En règle générale, le médecin commencera par prescrire un antalgique de classe I avant de passer à la classe II puis à la classe III si le patient continue de souffrir. Il convient de lui faire part de toutes craintes, doutes et antécédents avant de prendre un antalgique, quelque soit la classe de ce dernier. N’hésitez pas non plus à demander à votre médecin de vous informer sur les effets secondaires et les risques des antalgiques.

  • Les autres traitements médicamenteux

D’autres médicaments peuvent également soulager le patient selon son cas. Les antispasmodiques (Spasfon), les anti-inflammatoires (Profénid, Célestène, etc...), les myorelaxants (Myolastan, etc...), les anti-dépresseurs ou encore les antiépileptiques peuvent, selon le cas, grandement soulager le patient. Le choix de tel ou tel médicament appartient au médecin qui ciblera avec le patient le traitement le mieux adapté.

  • Les traitements alternatifs

Dans certains cas, les méthodes alternatives peuvent aider à soulager la douleur chez le patient atteint d’un cancer. La relaxation, l’acupuncture ou encore l’hypnothérapie peuvent atténuer la douleur, notamment celle devenue chronique.
Toutefois, ces méthodes sont à appréhender avec précaution. Il convient d’en parler avec son médecin et surtout de ne pas interrompre son traitement.


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- 3 choses à faire pour gérer une douleur chronique
- Les anti-douleurs


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