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Opération de la hernie inguinale : L’opération chirurgicale

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. mars 2014)

En pratique, pour une intervention chirurgicale d'une hernie inguinale, deux techniques opératoires existent :
La suture : imaginons une voile de bateau trouée. On prend du fil et on recoud. Problème : la suture peut lâcher sur un nouveau "coup de vent" (ou un nouvel effort physique).
La prothèse : on place un filet plus ou moins large devant le trou pour éviter aux organes de ressortir et pour que le trou ne s'élargisse plus.

La technique de la suture
Il s'agit, comme pour la voile du bateau, d'une suture simple des muscles de la paroi abdominale. On effectue cette opération plutôt chez les enfants, les jeunes adultes et dans le cas où il n'y a pas de faiblesse musculaire. C'est également la technique recommandée dans le cas de hernie étranglée, du fait des risques d'infection.
La suture peut s'effectuer plus ou moins profondément. L'intervention est pratiquée sous anesthésie locale, sous rachi-anesthésie (comme une péridurale) ou sous anesthésie générale.
Avantages : l'intervention est simple, l'hospitalisation courte (un à deux jours, sauf complication).
Inconvénients : Cela peut "lâcher" de nouveau. Le taux de récidive varie entre 7 et 17 %. Les douleurs post-opératoires peuvent être gênantes (on a tiré sur les muscles de l'abdomen pour les rapprocher). Le temps de repos post-opératoire est relativement long (plusieurs semaines).

La pose d'une prothèse
Une prothèse peut être mise en place à l'intérieur du corps. Soit devant le muscle (le plus fréquent), soit derrière le muscle (technique plus délicate mais qui donne de meilleurs résultats, et moins de récidives). Il s'agit d'un filet qui va contenir les organes, empêcher que la hernie ne se reforme, et éviter qu'un nouveau trou ne se crée.
Le chirurgien à le choix entre plusieurs types de prothèses, plus ou moins larges, en fonction de la taille de la hernie.

Il existe deux techniques de réparation : par coelioscopie ou de façon "traditionnelle". L'opération se fait sous anesthésie générale.
La coelioscopie : la méthode consiste à gonfler l'abdomen avec du gaz carbonique pour laisser suffisamment de place au praticien pour opérer.
Avantage : on ne lèse pas les muscles.
Inconvénient : la méthode est assez délicate. Elle est plutôt recommandée aux patients actifs qui veulent reprendre le travail dans les plus brefs délais.

L'opération "traditionnelle" : le chirurgien ouvre le muscle et le répare. C'est la technique la plus simple, la plus fréquente et qui expose le moins aux complications post-opératoires.

L'opération en pratique

On entre à l'hôpital l'après-midi. L'intervention a lieu le lendemain matin et la sortie se fait le jour d'après. Mais l'opération peut se faire en ambulatoire (arrivée et sortie le jour même), tout dépend du mode d'anesthésie et de la technique opératoire choisie.
L'intervention n'est pas très douloureuse. Comme pour toute opération sur l'abdomen, le chirurgien prescrit des antibiotiques pour éviter les infections.
La marche est le meilleur moyen d'assouplir les tissus et de récupérer rapidement.
Comme pour toute intervention il existe des risques liés à l'anesthésie, ou d'infections (abcès), etc. La reprise immédiate des activités courantes est vivement recommandée. Pour la reprise d'une activité sportive ou de travaux de force, il vaut mieux attendre environ trois semaines.

Auteur : Sylvie Charbonnier.
Consultant expert : Docteur Philippe Ngo, chirurgien viscéral.


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