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Opération de la prostate - Adénome de la prostate : La résection trans-urétrale

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. mars 2014)

La résection trans-urétrale pour lutter contre l'adénome de la prostate, est l'intervention la plus fréquemment utilisée pour les opérations de la prostate. Tout se passe par les voies naturelles. Les suites opératoires sont donc généralement plus simples, il n'y a pas de cicatrice et moins de saignements.
L'opération va consister, non pas à enlever totalement l'adénome de la prostate, mais à le rogner de l'intérieur : un peu comme une pomme dont on aurait retiré le trognon et que l'on rognerait de l'intérieur pour n'en garder que la peau.
Les copeaux d'adénome, ainsi découpés, vont être récupérés et aspirés pour être ensuite envoyés au laboratoire, où ils seront analysés.

Comment ça se passe ?
L'intervention peut être pratiquée sous anesthésie générale ou locorégionale (anesthésie de la partie inférieure du corps. Toute l'opération se déroule sous contrôle visuel par échographie. Le chirurgien utilise les voies naturelles pour amener ses instruments au bon endroit. Il introduit dans le canal de l'urètre, un petit appareil, appelé résecteur. Ce résecteur muni d'une anse électrique, permet de couper l'adénome en petits copeaux et de coaguler les vaisseaux prostatiques.

Attention : quelques jours avant l'intervention, une consultation auprès d'un médecin anesthésiste, pour une visite pré-opératoire est obligatoire. Une analyse d'urine doit être pratiquée avant l'opération pour vérifier qu'il n'y a pas d'infection urinaire, auquel cas, l'intervention pourrait être retardée, le temps de traiter l'infection.

Le laser est de plus en plus utilisé en France pour cette opération. Son but est de tenter de réduire le saignement et la durée de maintien de la sonde urinaire après l'opération. Le laser n'est pas pris en charge par l'assurance maladie. Le coût du matériel nécessaire peut ainsi être à la charge du patient qui l'a choisi en accord avec son urologue.

Les suites
Le patient opéré devra garder une sonde urinaire pendant deux à trois jours. Ce qui nécessite, du même coup, une hospitalisation de deux à trois jours également. Dès que les urines sont claires, en apparence normales, la sonde vésicale est retirée. Cette sonde est généralement bien supportée par les patients qui ressentent, au plus, une petite gêne et parfois une douleur spastique.
Lorsque la sonde est retirée, les urines sont encore, parfois, teintées de sang. Les saignements peuvent d'ailleurs durer encore pendant une dizaine de jours. Il est alors conseillé de boire beaucoup d'eau. La cicatrisation complète de la zone opérée se fait au bout de trois mois environ.
Les résultats de l'analyse des copeaux de prostate sont connus quelques semaines après l'intervention.

Et la sexualité ?
C'est évidemment la question que se posent tous ceux qui doivent être opérés. Cette intervention ne modifie en rien la sexualité. Il est recommandé de ne pas avoir de rapport sexuel pendant un mois après l'opération. La libido n'est pas altérée, ni la qualité des érections. Par contre, l'émission de sperme est modifiée : il n'y a plus d'éjaculation. En fait, il s'agit de ce que les médecins appellent une éjaculation rétrograde. Il y a toujours une émission de sperme, mais ce sperme va dans la vessie au lieu d'être évacué normalement. Cette éjaculation rétrograde entraîne, de fait, une infécondité. Le patient est infécond, mais pas impuissant.

Les risques et les complications
Comme toute intervention chirurgicale, la résection trans-urétrale présente des risques : risques de phlébite ou d'embolie pulmonaire. Les complications liées à l'opération sont les suivantes :
> Les complications les plus fréquentes sont des saignements modérés qui peuvent, cependant nécessiter l'ablation de petits caillots par un lavage en se servant de la sonde urinaire. Il peut apparaître une infection urinaire ou une infection des organes génitaux.
> Plus rarement, des saignements plus importants peuvent nécessiter l'ablation, sous anesthésie, de caillots dans la vessie et éventuellement une transfusion sanguine.


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