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Opération du cancer de la prostate : les effets indésirables post-opératoires

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. décembre 2015)

Comme pour toute intervention chirurgicale, une complication - comme une infection, une phlébite, une embolie pulmonaire... peut survenir après une opération du cancer de la prostate.

Les éventuels effets secondaires indésirables post-opératoires sont principalement :
> Des problèmes urinaires, en particulier d'incontinence. Ils sont assez fréquents et disparaissent habituellement au bout de quelques mois. Ils sont minimes dans 20 % des cas environ et importants dans moins de 2 % des cas. Si ces troubles persistent, des solutions sont proposées : des séances de rééducation jusqu'à la mise en place d'un sphincter artificiel. De nouveaux dispositifs chirurgicaux permettent, en cas d'échec de la rééducation, d'améliorer ou de guérir les patients. Il peut s'agir de petits ballonnets placés sous le col de la vessie pour comprimer l'urètre afin d'éviter les fuites, ou des bandelettes mises sous l'urètre.

> Des troubles sexuels. Dans tous les cas, il n'y aura plus d'éjaculation (le patient devient stérile). Si durant l'opération, aucune bandelette neuro-vasculaire n'a été enlevée, le patient retrouve une érection dans environ 70 à 80 % des cas. S'il ne reste qu'une seule bandelette neuro-vasculaire, une érection est conservée chez 35 % des hommes opérés. Certains hommes peuvent éprouver un orgasme même en l'absence d'érection. Sur le plan sexuel (érection insuffisante ou absente), la pharmacopée est riche : les traitements oraux (Viagra®, Cialis®, Levitra®, Spedra®), les systèmes mécaniques (Vacuum), les injections intra-caverneuses (dans le pénis au repos), sans oublier les implants péniens (prothèses d'érection).

Les suites opératoires

Après une opération du cancer de la prostate, le patient garde un drain durant 2 à 3 jours et une sonde urinaire environ 6 jours. En l'absence de complication, l'hospitalisation est d'une semaine voire moins. Un à deux mois après l'opération, le patient est revu en consultation par le chirurgien avec les résultats d'une prise de sang (dosage de l'antigène prostatique spécifique - PSA). Ensuite, la surveillance nécessite une consultation avec à chaque fois un dosage de PSA, tous les six mois puis tous les ans. On pourra aussi réaliser des IRM.

L'intervention chirurgicale peut suffire. Quelquefois, des traitements complémentaires (radiothérapie, hormonothérapie, chimiothérapie...) sont indiqués en fonction du résultat de l'intervention et des analyses effectuées en laboratoire sur la prostate et les ganglions prélevés, et de l'évolution du cancer.

En plus de cette fiche, à lire notre dossier : Vaincre la cancer de la prostate.

Voir aussi cette vidéo sur le cancer de la prostate :

Cancer de la prostate: vidéo

Dr Nicolas Evrard
Consultant expert : le Dr Jean-Louis Davin, urologue.


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