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La prothèse du genou : Les suites opératoires

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (04. février 2015)

Pour les suites opératoires d'une prothèse du genou, il faut compter entre cinq et huit jours d'hospitalisation, en fonction de l'âge et de l'état général de la personne opérée.

Le patient doit se lever dès le lendemain de l'opération. Cela permet de limiter les risques de phlébite (thrombose veineuse), de retrouver une bonne autonomie, et de mettre immédiatement en fonction la nouvelle articulation.
La rééducation démarre également le lendemain de l'intervention, facilitée par les traitements contre la douleur.

Après l'hospitalisation, l'idéal est d'envisager un séjour de trois à cinq semaines dans un centre de rééducation. Une rééducation chez un kinésithérapeute est possible, mais sa disponibilité ne permettra pas une rééducation à temps plein comme dans un centre spécialisé de rééducation où des séances peuvent être réparties tout au long de la journée.

Les risques et les complications.


Il existe deux types de risques : mécaniques et... non mécaniques, liés à la mise en place d'une prothèse du genou.

Les risques non mécaniques qui sont généralement précoces.
> La phlébite ou la formation d'un caillot sanguin dans les veines et l'éventuelle embolie pulmonaire qu'elle peut provoquer sont combattues par un traitement anticoagulant systématique. Autre moyen de l'éviter : le patient se lève tôt après l'opération, et évite d'être trop sédentaire.

> Les hématomes sont favorisés par ces traitements anti-coagulants et peuvent survenir malgré l'implantation de drains lors de l'intervention. Ces hématomes augmentent le risque d'infection, et nécessitent parfois une intervention chirurgicale pour enlever un hématome trop volumineux.

> Les difficultés de cicatrisation sont favorisées par les troubles circulatoires, un oedème ou une artérite dont peut souffrir le patient. Les problèmes de cicatrisation sont aussi plus fréquents chez les personnes tabagiques.

> Les complications infectieuses sont malheureusement toujours possibles malgré les précautions prises : elles nécessitent une nouvelle intervention chirurgicale et une longue antibiothérapie adaptée au microbe responsable.
Une infection prolonge toujours la durée du traitement et peut retentir sur la qualité du résultat final. L'ensemble des précautions aujourd'hui mis en oeuvre pour prévenir ces infections en ont heureusement fait une complication rare.

Les risques mécaniques :
> Le mauvais fonctionnement du genou « prothésé », une instabilité, une raideur, un déboîtement de la rotule... sont le plus souvent en rapport avec des situations anatomiques particulières. Une nouvelle intervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger ce problème.

> Le descellement de la prothèse, comme son usure, sont rares. Néanmoins, lorsque la prothèse a été posée au genou chez un jeune patient, celui-ci doit être informé de la possible nécessité d'une nouvelle intervention dans un avenir plus ou moins lointain.... pour éventuellement mettre en place une nouvelle prothèse.


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