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La reconstruction mammaire après un cancer du sein : Après l’opération

Publié par : Dr. Ada Picard (12. octobre 2016)

Que se passe-t-il après une opération de reconstruction mammaire pour un cancer du sein ? Vous serez en salle de réveil jusqu'à ce que l'on vous reconduise à votre chambre. Vous resterez à l'hôpital en moyenne une semaine pour contrôler les suites opératoires qui peuvent être assez douloureuses. Cet endroit de l'anatomie étant très sensible, il ne faut pas hésiter à demander des antalgiques.

Le lendemain vous devrez vous lever pour faire quelques pas afin d'éviter tout risque de thrombose. Les pansements seront quotidiennement changés, voire plusieurs fois par jour si nécessaire.

Au niveau de la cicatrice, il y a un petit morceau de tuyau, nommé « drain » qui est destiné à récupérer le liquide lymphatique (ou sérosités) après l'opération. En général, au bout de 4 jours, les sérosités ne coulent plus, le drain sera retiré.

Le retour à domicile


Pour une reconstruction mammaire après un cancer, vous bénéficierez d'une HAD (Hospitalisation à domicile) car les suites doivent être étroitement contrôlées pour prévenir ou soigner des complications éventuelles telles qu'un hématome. Une infirmière viendra changer les pansements aussi souvent que nécessaire. Vous devrez revoir votre chirurgien régulièrement après l'intervention. Il est possible que vous gardiez une asymétrie après l'opération de reconstruction, mais habillée, elle ne sera pas visible.

Le remboursement

La sécurité sociale prend en charge toute l'intervention, y compris l'hospitalisation. Attention toutefois, les éléments tels qu'une chambre individuelle, le téléphone, le wifi... ainsi que les éventuels dépassements d'honoraires, ne seront pas pris en charge ou alors peut-être par votre mutuelle.

Le risque de cancer ?


Il est établi qu'il existe un léger risque de cancer après la mise en place de certaines prothèses du sein. Mais, il ne faut pas céder à la panique, car pour l'heure cette augmentation de risque est faible : il s'agit d'un lymphome anaplasique à petites cellules (LAGC-AIM) qui se développe au contact de la prothèse. Les autorités sanitaires se veulent rassurantes : "une à deux femmes pour 10 000 porteuses d'implant(s) mammaire(s) pendant 10 ans présenteraient un LAGC-AIM", indiquent les experts de l'Institut national du cancer. Il est inutile de se faire enlever les ou la prothèse mammaire que l'on porte, mais il convient de se faire surveiller régulièrement. A noter que des traitements existent contre ce lymphome. A l'heure actuelle, on ne connaît pas vraiment la cause de cette augmentation du risque à ce cancer...

Auteurs : Ladane Azernour Bonnefoye et Dr Nicolas Evrard.
Consultant expert : Docteur Smarrito, chirurgien esthétique.

Sources et notes :
> Avis d'experts sur les lymphomes anaplasiques à grandes cellules associés à un implant mammaire, Institut National du cancer, mars 2014.


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