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La stimulation cérébrale profonde : Pour la maladie de Parkinson, des tremblements et les dystonies

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. mars 2015)

La stimulation cérébrale profonde est aujourd'hui réalisée en pratique clinique courante dans 3 grandes indications :

> La maladie de Parkinson : La maladie de Parkinson constitue la principale indication de la stimulation cérébrale profonde. Les deux cibles actuellement proposées dans cette affection sont le noyau sous-thalamique et le globus pallium interne. L'efficacité de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement des tremblements typiques de cette pathologie est aujourd'hui reconnue dans le monde entier.
Cette intervention se montre également efficace sur d'autres symptômes sensibles à la L-Dopa, tels que l'akinésie et l'hypertonie, sur la sévérité des complications motrices, sur l'importance du handicap et sur la qualité de vie des patients. Elle permet de surcroît une meilleure adaptation au traitement médicamenteux et souvent une diminution de la posologie. Ces résultats se maintiennent de façon tout à fait satisfaisante au moins 5 ans après l'intervention.

>Les tremblements non parkinsoniens : L'action bénéfique de la stimulation cérébrale profonde a également fait ses preuves dans les tremblements non parkinsoniens, en particulier le tremblement dit essentiel.
Cette forme de tremblement se manifeste lors des actions et du maintien des attitudes au niveau des membres, mais aussi de la voix et de la tête. Elle est très souvent de nature familiale. Dans cette maladie, la stimulation d'une structure cérébrale, le VIM (noyau ventral intermédiaire), a des effets bénéfiques notables.

>Les dystonies : Une troisième indication (proposée en particulier par le Professeur Coubes de Montpellier) appartient à la pratique courante : les dystonies, en particulier les dystonies de l'enfant. Cette maladie neurologique se traduit par des mouvements anormaux involontaires qui handicapent gravement les patients et les isolent. Chez l'enfant comme chez l'adulte, cette affection se révèle difficile à traiter.
Les recherches ont permis de découvrir la cible à stimuler à l'intérieur du cerveau : une partie du pallidum. Des essais ont été menés avec succès. Ainsi, une enfant de 7 ans atteinte de dystonie généralisée primaire a bénéficié d'une intervention de stimulation à haute fréquence alors qu'elle était en phase terminale en réanimation. Elle a retrouvé une vie normale.
A ce jour, de nombreux malades atteints de dystonie sont améliorés par la stimulation cérébrale profonde.


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