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La stimulation cérébrale profonde

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. mars 2015)

En 1987 a eu lieu, sous l'égide d'équipes françaises (Professeurs Benabid et Polak) une intervention fondamentale : la stimulation à haute fréquence du noyau thalamique ventro-intermédiaire pour traiter le tremblement parkinsonien. L'efficacité de la stimulation constitue un vrai bouleversement. On n'a désormais plus besoin de détruire les neurones, mais de les stimuler par des impulsions électriques pour supprimer ce symptôme très invalidant pour les patients.

Et à la différence de la destruction de la structure cérébrale, la stimulation cérébrale profonde est réversible, et ses résultats peuvent être modulés en jouant sur les paramètres de stimulation. La neurochirurgie lésionnelle a laissé place à la stimulation cérébrale profonde (SCP).

Collaboration entre neurologue et neurochirurgien


La stimulation cérébrale profonde consiste à implanter des électrodes dans certaines structures sous corticales. A ces électrodes est appliqué un courant électrique de “haute fréquence“ (80 à 200 Hz).

L'intervention, réalisée sous anesthésie locale, se déroule en plusieurs étapes :
1) Les médecins localisent la cible cérébrale par des méthodes d'imagerie comme l' IRM.

2) Le neurochirurgien retrouve la structure lors de l'intervention grâce au cadre stéréotaxique qui entoure la tête du patient. Puis il implante des électrodes de stimulation dans la cible. Là, il effectue une stimulation test pour juger de l'efficacité.

3) Les électrodes sont reliées par un fil enfoui sous la peau à un boîtier de stimulation qui fait office de "pile", à la manière d'un pacemaker. Celui-ci est placé sous la clavicule et très peu visible.

4) Il reste à stimuler ces électrodes à haute fréquence.


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