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Don d'ovocytes : comment ça se passe ? : L'avis du spécialiste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard

Quelques jours avant le prélèvement des ovocytes, un traitement hormonal est effectué provoquant une stimulation ovarienne. Quels en sont les risques potentiels à court et moyen terme ?

À court terme, il peut y avoir une réponse importante de l’ovaire, une petite prise de poids liée à une rétention d’eau qui sera perdue lors des règles suivantes, des ballonnements, peut-être quelques saignements modérés au point de ponction, et des risques faibles inhérents à toute intervention médico-chirurgicale. Pour les éviter, les équipes sont formées, surveillent la stimulation ovarienne pour adapter le traitement, et travaillent dans des conditions d’asepsie propre à toute chirurgie.
Il n’y a pas de risque reconnu à moyen ou à long terme.

Combien d'ovocytes peut-on donner sur une vie entière ?

En raison d’une certaine pénibilité de la démarche, on ne le recommande pas plus de deux ou trois fois dans une vie. Il faut compter un minimum de trois à quatre mois entre deux stimulations ovariennes.

Que pouvez-vous dire aux femmes pour les inciter à donner leurs ovocytes ?

C’est une souffrance insondable pour ces femmes qui viennent à notre consultation et qui ne parviennent pas à être mères. Cette souffrance s’associe à un sentiment d’atteinte d'un projet de vie, et de profonde injustice. Les donneuses d’ovocytes aident ces couples à réaliser leur désir et leur projet de devenir parent.

Que pensez-vous des pratiques qui se font à l'étranger, où partent de nombreuses femmes Françaises pour effectuer un don d'ovocytes, accompagnées d'un couple pour être traité ?

Le problème majeur est celui d’une situation inégale entre l’offre et la demande. Ceci peut être en partie résolu en améliorant la diffusion de l’information sur les dons.
Par ailleurs, nous souffrons d’un manque de moyens humains et matériels pour assurer une prise en charge à la hauteur de la demande. Aussi, les délais d’attente peuvent être longs pour celles et ceux qui veulent avoir un bébé. Partir à l’étranger est de ce fait envisagé logiquement par des couples, ce qui objective une certaine situation d’inégalité de l’accès aux soins, et des dérives évitées en France peuvent émerger.

Vous pouvez donner un exemple sur ces dérives ?

Des cliniques étrangères font du démarchage au niveau des centres français et certaines offrent même une possibilité de rétrocession d’honoraires si ces derniers leur adressent des patients ! On parle de dons altruistes dans certains pays, mais que penser de la motivation de femmes qui donnent six fois en six mois moyennant des indemnisations ?
Ces dérives qui font croire que tout peut s’acheter doivent cesser car elles sont contraire à l’éthique du don, et à la dignité du corps et de la personne humaine.

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