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Faire une insémination artificielle : elles témoignent : Le témoignage d'une IAC

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. mars 2013)

Témoignage de Peggy, 34 ans, est maman d'Arthur, 3 ans. Peggy est tombée enceinte par insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC).

Pouvez-vous nous parler de votre insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC) ?

C'est bizarre, je pensais qu'il serait simple d'en parler et finalement je me rends compte, que les mots justes ne viennent pas... On peut parfois se demander comment, un jour, on arrive chez une gynécologue spécialisée en problèmes de fertilité. Pour moi, cela a été très rapide, j'ai toujours été très mal réglée et surtout pas souvent, donc je me doutais que les choses pourraient être compliquées. Puis un jour, on arrête la pilule et on attend... on ne compte ni les jours, ni les semaines, ni même les mois, sauf que le temps passe, autour de vous des grossesses sont annoncées régulièrement, et on se demande toujours pourquoi vous n'avez pas d'enfant, mais peu de personnes vous poseront la question directement. Et puis un jour, une visite chez votre gynéco qui lui vous écoutera et vous enverra vers une de ses collègues plus compétente dans ce domaine.

Quelle " expérience " avez-vous tirée de votre parcours ?

J'ai beaucoup appris sur nous... Autour de nous des couples ont été brisés à cause de tout ça. Nous, ça nous a lié.

J’ai vu le lien entre la tête et le corps, car pendant ce temps, des choses importantes se sont passées dans ma vie. Un drame dans ma famille, me permettra de relativiser et de repartir du bon pied. Le dernier trimestre 2005, j’ai rebondi et me suis reprise en main, mon mari a toujours été et restera toujours positif, il n'a jamais flanché, jamais fait la moindre réflexion et toujours soutenu, quand à chaque annonce de nouvelle grossesse (des autres)... je pleurais. La première IAC, un mois avant Noël a été négative... L'approche des fêtes me minait le moral.
Au même moment, j'ai trouvé un super travail dans une grosse société, du coup, j'ai profité de cette période pour aller chez une psy spécialisée en PMA et là, je lui ai tout déballé : ma souffrance, les relations avec mes parents, ce rendez-vous a eu lieu entre Noël et le jour de l'an, en sortant je suis allée me ballader en me sentant plus légère. Dans la foulée, j'ai annoncé à la gynéco que je ne prendrais aucun médicament pour toute cette procédure...

Qu'avez-vous envie de dire aux parents en attente ?

Il faut y croire, se soutenir et être patient, même s’il y a des phrases qu’on déteste entendre : « Tu y penses trop, ça va venir... ». Une des choses terribles que j'ai entendue : « Si je n'avais pas pu avoir d'enfant, j'aurais adopté ". Lorsque nous avons des enfants naturels, c'est simple d'avoir cette réflexion, sauf que quand la question se pose réellement, les choses sont plus compliquées. Je crois que tant qu'on n'est pas directement concernés on ne peut pas « comprendre » un parcours PMA et sa lourdeur...


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