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Faire une insémination artificielle : elles témoignent : Le témoignage d'une IAD

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. mars 2013)

Témoignage de Sophie, 36 ans, maman de Marie 5 ans, Pierre 4 ans, Grégoire 2 ans et enceinte d'un quatrième bébé. Ses quatre grossesses se sont faites grâce à l'insémination artificielle avec sperme de donneur (IAD).

Que s'est-il passé dans votre parcours pour arriver à la maternité ?

J’ai rencontré mon mari en 1995, lui était déjà papa de deux petites filles. Très vite nous décidons de faire un bébé, j'arrête donc ma contraception. Je ne suis pas de nature à m'affoler, je sais que ça peut prendre quelques mois. Au printemps 97, après un peu plus d'un an d'essais, je consulte une gynécologue pour la visite annuelle et je lui en parle. Elle me répond le classique "mais vous êtes jeune, vous êtes trop pressée".

Vous n'étiez donc pas inquiète...

Je ne panique pas plus que ça, même si ça commence à durer un peu. Je fais même attention, afin de ne pas me marier avec un énorme ventre. En 1998, deux ans après, je retourne voir une autre gynéco, je commence les examens d'usage. Comme mon mari est déjà père, elle omet de lui prescrire un spermogramme. De mon coté tout va bien mais elle décide de "booster mon ovulation" pour me donner un coup de pouce.

En 1999, je ne suis toujours pas enceinte après plusieurs stimulations ovariennes, et une hystérographie. Elle nous envoie consulter en PMA. Nous avons un premier rendez-vous en novembre : un spermogramme absolument catastrophique et un test de Hühner négatif. Le second spermogramme étant identique au premier, nous sommes orientés d'office vers une fiv-icsi, sans passer par la case insémination artificielle avec le sperme du conjoint, ce n'était même pas la peine... Finalement notre première fiv est programmée pour juin 2000.

Qu'est-ce qui vous a amené à avoir une insémination artificielle avec sperme du donneur ?

Sept ans après les essais, les examens, les fiv qui ne fonctionnaient pas... et après avoir négocié mon licenciement parce que je ne me sentais plus capable de m'occuper des enfants des autres, alors que je ne pouvais même pas faire les nôtres, j’ai eu une révélation... J’en avais marre des traitements lourds. Objectivement, nos chances de réussites avec la fiv étaient limitées. On avait beaucoup parlé de l’ insémination artificielle avec sperme du donneur (IAD) avec mon mari. Pour lui, c’était la meilleure solution depuis longtemps, je n’étais pas encore prête jusqu’à ce qu’elle devienne "évidente" pour moi.

Que ressort-il de votre expérience ?

Nous avons mis 9 ans pour avoir notre premier bébé, mais nous sommes finalement devenus des parents "comme les autres". Il n’empêche que dans un coin de ma tête, je mesure quand même la chance qu'on a eu, passer si près de « pas d'enfants jamais » !

On a aussi opté pour la transparence concernant l’IAD, notre entourage et les enfants le savent. Les garçons ne captent pas encore grand-chose, mais Marie se pose et nous pose parfois des questions auxquelles nous répondons volontiers.

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