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Faire une insémination artificielle : elles témoignent : Les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. mars 2013)

Interview du docteur Gilbert Sarrot, gynécologue-obstétricien, qui apporte plein de conseils pratiques...

Qu'est-ce qu'une insémination artificielle ?

Une insémination artificielle consiste à déposer du sperme préalablement préparé, soit au niveau de la glaire cervicale (technique rarement employée actuellement), soit dans la cavité utérine à l'aide d'un cathéter.
La préparation, effectuée en laboratoire agréé, permet de sélectionner dans 0,3 ml, un nombre plus important de spermatozoïdes et surtout plus mobiles.

Qui peut y avoir recours ?

En fonction du type d’infertilité, on propose une IAC : insémination artificielle avec sperme du conjoint ; ou une IAD : insémination artificielle avec sperme de donneur.

> Les indications de l'IAC sont les suivantes :

L'absence de glaire cervicale ; une glaire cervicale hostile ; un nombre de spermatozoïdes aux alentours de 15 millions par éjaculation ; un nombre trop faible de spermatozoïdes mobiles ; un nombre trop faible de spermatozoïdes normaux... mais aussi de nombreuses autres indications.

> Les indications de l'IAD : l'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat ; l'absence de spermatozoïdes dans le testicule, c’est-à-dire les azoospermies excrétoires (dans le cas contraire, on peut proposer une ICSI avec prélèvement testiculaire ou épidydimaire) ; les anomalies chromosomiques ou les maladies héréditaires transmises par l'homme, etc.

Comment ça se passe ?

Après avoir effectué un bilan complet aussi bien chez la femme que chez l'homme, il peut être posé l'indication d'une IAC ou d'une IAD. Pour augmenter les chances d'obtenir une grossesse, on effectue une stimulation faible de l' ovulation de manière à rendre la femme « hyperfertile ». Cette stimulation qui doit être contrôlée (dosages hormonaux et échographies) et maitrisée, aboutit à un déclenchement de l'ovulation et à l'insémination. Celle-ci se passe en consultation (une hospitalisation n'est pas nécessaire). Le gynécologue utilise un speculum pour bien visualiser le col utérin, un cathéter préalablement rempli de la préparation spermatique est introduit dans la cavité utérine via le canal cervical, puis le liquide est déposé dans l'utérus.

Quelle est la prise en charge, et à hauteur de combien de tentatives est le taux de réussite... ou d'echec ?

La prise en charge par l' Assurance maladie est la même que pour toutes les infertilités conjugales. En général, 6 tentatives sont proposées. En cas d'échec, il y a lieu de reconsidérer l'indication, de revoir le bilan et parfois d'envisager, soit de parfaire le bilan (coelioscopie) soit de passer à une étape supérieure comme la FIV ou l'ICSI.

Si l'indication est bonne, la stimulation correcte et la date de l'insémination exacte, les résultats varient entre 20 et 30% de grossesse par cycle.


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