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La fécondation in vitro (FIV)

Publié par : rédaction Onmeda (03. juillet 2017)

© Jupiterimages/iStockphoto

La fécondation in vitro ou FIV fait partie des différentes techniques de procréation médicalement assistée (PMA). C'est une pratique assez courante, choisie selon l’indication, en cas d’infertilité. Elle ne peut s'effectuer que dans des centres agréés.

La fécondation in vitro consiste à effectuer une fécondation à l'extérieur de l'organisme de la femme, en laboratoire ("en éprouvette").

Le recours à la FIV peut être envisagé, soit d'emblée, soit secondairement, après échec des autres thérapeutiques de procréation médicalement assistée, pour certains cas de stérilité conjugale.

Elle peut également être utilisée pour un diagnostic pré-implantatoire (DPI). Cela s’adresse à des couples ayant une forte probabilité de transmettre une maladie génétique grave, déterminée. L’intérêt est de détecter cette éventuelle anomalie sur l’embryon directement.

La FIV peut être pratiquée avec les gamètes (ovules et spermatozoïdes) du couple ou avec des gamètes issues d’un don : don d’ovocyte, don de spermatozoïdes. Le double don est interdit en France.

La fécondation in vitro est une pratique encadrée de manière stricte par la loi de bioéthique. L'assurance maladie prend en charge la totalité des frais jusqu'à quatre tentatives par enfant

Le principe de la fécondation in vitro

La technique de fécondation in vitro nécessite deux équipes - des biologistes d'une part, et des gynécologues d'autre part - et consiste à mettre en relation un ovule et des spermatozoïdes dans une éprouvette, et non dans l'utérus de la femme.

Il existe deux types de fécondation in vitro :

  • la technique classique où de nombreux spermatozoïdes sont mis en contact avec un ovule et l’un d’eux s’y introduit spontanément
  • la FIV dite « ICSI » où un seul spermatozoïde est choisit pour sa morphologie, sa mobilité puis introduit directement dans l’ovule. Elle peut être indiquée pour certaines anomalies quantitatives ou qualitatives des spermatazoïdes

Dans les deux cas, on attend que la multiplication cellulaire de l'oeuf commence, puis on introduit l'oeuf (embryon) dans l'utérus. L'embryon doit se fixer à la paroi utérine et se développer comme pour une grossesse normale.

Les chances de réussite de la FIV

Les chances de succès d'une FIV dépendent de différents facteurs liés surtout à l'indication, le nombre d'embryons transférés et l'âge de la femme.

Globalement, le pourcentage de chances de grossesse est de 21 % environ par ponction, et 25 % par transfert d'embryon.

Après 40 ans, 4 à 5 % seulement des tentatives aboutissent à une naissance. C'est la baisse du nombre et de la qualité des ovocytes qui l'explique. La limite d’âge fixée par la sécurité sociale pour réaliser une FIV est fixée à 43 ans en France.

La FIV ICSI est une méthode plus récente avec un taux de réussite important. Elle représente environ deux tiers des FIV et résout une grande partie des infertilités d’origine masculine.

A voir : notre vidéo sur la stérilité

Stérilité masculine, stérilité féminine… Quelles sont les possibles causes d’une incapacité d'un couple à concevoir ? Et quelles sont les solutions envisageables ? Explications en vidéo.

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Auteur : Dr Nicolas EVRARD, Alice GUILLEMENOT (sage-femme)
Mise à jour : 3 juillet 2017 par Alice GUILLEMENOT 


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