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Pourquoi je n'arrive pas à être enceinte ? : Les causes féminines

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (25. septembre 2008)

Les causes de stérilité féminine sont multiples.

Elles peuvent se situer au niveau de l’ utérus, au niveau des trompes ou encore des ovaires.

Il peut également s’agir d’un problème de malformation congénitale ou non, d’un problème de fonctionnement de l’ ovaire... ou encore de raisons psychologiques.

Un problème d'utérus ?

Certaines femmes peuvent avoir des malformations de l’ utérus : un utérus trop petit, cloisonné ou parfois double. Ces malformations peuvent être congénitales ou liées à la prise de certains médicaments. C'est le cas notamment du distilbène : ce médicament prescrit dans les années 70 pour éviter les fausses-couches, a entrainé des malformations gynécologiques chez certains enfants.

Parmi les malformations acquises, on rencontre les problèmes liés à des fibromes ou à des polypes. Ces excroissances agissent comme un corps étranger et peuvent gêner la nidation de l' oeuf dans l'utérus.

Autre malformation : la synéchie utérine. Il s’agit là de cicatrices au niveau de l’utérus qui vont, elles aussi empêcher l'implantation de l'oeuf fécondé. Ces cicatrices sont souvent dues à des curetages à répétition, lors d’ IVG trop fréquentes par exemple.

Une anomalie des trompes ?

Il peut s’agir de trompes obstruées de manière congénitale, mais dans la plupart des cas, il s’agit des suites d’une infection.

Lorsque la femme a souffert de problèmes infectieux, il peut se créer des adhérences, comme de petites toiles d’araignées autour des zones cicatricielles. Elles vont alors recouvrir les trompes et les boucher « de l’extérieur ».

Parmi les causes les plus fréquentes d’infection, il existe les infections à chlamydiae : c’est le germe, très contagieux, responsable de la majorité des maladies sexuellement transmissibles et responsable, du même coup, d’un grand nombre de cas de stérilité.
Certaines infections surviennent également après des curetages (lors d’ IVG) ou après un acouchement. Elles peuvent aussi survenir après une appendicite, ou une péritonite discrète, notamment chez l’enfant.

Lorsque les trompes sont bouchées, elles peuvent l’être près de l'ovaire. Dans ce cas, l’intervention chirurgicale est assez simple. En revanche, une obstruction près de l’utérus rend la situation plus délicate : les réimplantations tubaires peuvent en effet fragiliser l’utérus. Dans ce cas, on aura plutôt recours à une fécondation in vitro.

Mais l'une des grandes causes de stérilité est l'endométriose. Elle concerne une femme sur dix. Le tissu qui recouvre la cavité utérine (l’endomètre) se développe dans d’autres parties de la cavité abdominale, comme les trompes. Ces petits morceaux de muqueuse suivent également le rythme hormonal, provoquant alors congestions et saignements. Cette maladie se manifeste généralement par des douleurs pelviennes, des règles abondantes et douloureuses.

A lire notre dossier : Souvent mal au ventre ? Et si c'était une endométriose.

Un dysfonctionnement des ovaires ?

Au niveau des ovaires, il existe deux grands types d’anomalies :

> Les anomalies organiques. Dans la plupart des cas, il s'agit de kystes au niveau des ovaires. Les plus fréquents sont les kystes "dermoïdes" : certaines cellules de l’ovaire vont se diviser et se mettre à fabriquer tous les tissus de l’organisme (on pourra ainsi y trouver toutes sortes de tissus, comme des cheveux par exemple ! ).
Fréquents, ces kystes, qui sont souvent gros, peuvent provoquer une inflammation de tout le petit bassin. C'est pourquoi on les retire chirurgicalement.

Parmi les anomalies organiques, il peut exister une endométriose de l’ovaire. Des amas de cellules d'origine utérine, se développent anormalement au niveau de l’ovaire et provoquent des inflammations, des saignements, etc. Dans certains cas enfin, on trouve des malformations des ovaires eux-mêmes : il peut manquer un ovaire, ou encore une trompe, voire les deux.

> Les anomalies fonctionnelles. Il peut s'agir d'anomalies de l' ovulation liées, par exemple, au syndrôme des ovaires polykystiques. Sous l'effet d'un dérèglement hormonal, les ovaires grossissent, ils fabriquent des kystes et la paroi ovarienne s'épaissit. Les femmes atteintes de cette affection sont généralement un peu rondes, avec un excès de pilosité et des troubles du cycle.
D'une manière générale, les troubles hormonaux constituent une cause de dysfonctionnement ovarien. Il peut s'agir de troubles de la thyroïde, des glandes surrénales, et de tous les dysfonctionnements de l’ hypothalamus (partie profonde du cerveau).

Enfin, l'origine du problème peut être d'ordre psychologique. Après une émotion violente, un deuil par exemple, certaines femmes peuvent se retrouver infertiles. Mais les cas les plus fréquents d’ aménorrhée sont dus à une anorexie. Une femme trop maigre n’a plus un cycle menstruel normal.

A lire aussi nos dossiers :
> Stimulation ovarienne, mode d'emploi.
> Don d'ovocytes : comment ça se passe ?

Les examens complémentaires

En cas de difficultés à concevoir un enfant, des examens peuvent être prescrits avant d'envisager un traitement. Les premiers tests à effectuer sont :

> Une courbe de température. C’est généralement le premier examen que vous demandera votre gynécologue. Elle permet de repérer la période d' ovulation au cours du cycle (la température du corps augmentant alors légèrement à ce moment-là), et doit s'effectuer sur trois mois au moins.

> Un spermogramme pour votre conjoint, et un bilan hormonal de votre côté.

> Une échographie pelvienne, une hystérosalpingographie, un test de Hühner ainsi que la recherche d’une infection latente ( chlamydiae, mycoplasme, etc.) peuvent également être recommandés. Selon les résultats de ces examens, une hystéroscopie ou une coelioscopie pourront vous être conseillées.

Pour en savoir plus :
L'association FIVNAT permet de trouver un centre spécialisé dans la prise en charge de la procréation médicalement assistée (PMA) près de chez soi, et plein d'autres infos sur les examens et les traitements sur le site de l'association.

Lire aussi notre dossier :
> Vouloir un bébé après 40 ans : témoignages.


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