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PMA et bioéthique : vers quoi se dirige la loi ? : Interview du Dr Muriel Flis-Trèves

Publié par : Clémentine Fitaire (28. novembre 2010)


> Quelles nouveautés apporte ce projet de loi en ce qui concerne la PMA ?

Dr Muriel Flis-Trèves : L’un des grands points de ce projet de loi concerne l’anonymat du don de sperme et d’ovocytes*. Les enfants nés de l’un de ces dons pourront demander à connaître l’identité du donneur si celui-ci est d’accord. En revanche, si le donneur refuse, l’enfant aura tout de même la possibilité d’obtenir des informations non identifiantes, comme la couleur des cheveux, la catégorie socio-professionnelle...

De plus, cette mesure serait rétroactive, c'est-à-dire qu’elle pourrait s’appliquer aux enfants nés de dons dans le passé, et qui seraient aujourd’hui à la recherche de l’identité de leur géniteur.

> Certains pensent que la levée de l'anonymat risque de faire baisser le nombre de donneurs. Qu'en pensez-vous ?

Dr M. F-T : Je pense que dans un premier temps, cela sera sans doute le cas. Mais comme l’expérience suédoise nous l’a montré, la baisse de donneurs ne dure qu’un temps, mais remonte rapidement. Cela s’explique par l’effet de surprise, d’interrogation, de réflexion, que cette mesure engendre avant que les donneurs prennent leurs marques.

> Et mis à part la levée de l'anonymat ?

Dr M. F-T : D’autres points vont être révisés, comme la mise en place d’une nouvelle technique : la vitrification d’ovocytes qui consiste à congeler les ovocytes, permettant une meilleure conservation et une utilisation optimale.

Les couples hétérosexuels pacsés pourront en principe également avoir recours à l’aide médicale à la procréation, au même titre que les couples mariés.

*NDLR : Si la levée de l'anonymat du don des gamètes est bien dans le projet de loi, il n'est pas encore certain que cette mesure soit adoptée par l'Assemblée nationale. Certains n'y sont pas favorables, comme l'actuel ministre de la Santé, Xavier Bertrand.


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