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PMA : ce qu'il faut savoir sur la procréation médicalement assistée

Publié par : rédaction Onmeda (30. juin 2017)

© Shutterstock

Les enfants nés grâce à une technique de procréation médicalement assistée (PMA) représenteraient 3,1% des naissances* en France, tendance à la hausse.

Mais de quoi parle-t-on au juste ? Qu'est-ce qu'une PMA ? Quelles sont les techniques utilisées ? Qui peut y recourir et comment ? Nous faisons le point...

Qu’est-ce que la procréation médicalement assistée (PMA) ?

La procréation médicalement assistée (PMA) ou assistance médicale à la procréation (AMP) s’adresse principalement aux couples rencontrant des difficultés à avoir un enfant.

Aujourd’hui environ 1 couple sur 7 consulte pour infertilité, celle-ci peut avoir différentes causes.

En fonction de l’indication, une méthode particulière et adaptée sera choisie par l’équipe médicale.

A qui s’adresse la PMA ?

Pour bénéficier d’une prise en charge de PMA en France, il faut être un couple hétérosexuel en âge de procréer. Ensuite au moins un des membres du couple doit présenter une infertilité mise en évidence par un bilan de stérilité.

La PMA peut également être envisagée dans certains cas plus rares ou l’un des deux est porteur d’une maladie grave pouvant être potentiellement transmise à l’enfant ou au conjoint.

Un homme ou une femme avant une intervention, un traitement lourd (ex : chimiothérapie) peut également avoir recours à une préservation de la fertilité et congeler des ovocytes ou des spermatozoïdes en vue d’une future grossesse.

A voir : notre vidéo sur la stérilité

Stérilité masculine, stérilité féminine… Quelles sont les possibles causes d’une incapacité d'un couple à concevoir ? Et quelles sont les solutions envisageables ? Explications en vidéo.

* Source : Agence de la biomédecine.

Les démarches

Il semble envisageable de consulter après 1 à 2 an de rapports sexuels réguliers sans réussir à concevoir un enfant. Ce délai n’est pas stricte et doit être adapté en fonction de l’âge et des antécédents de chacun.

Le couple souhaitant avoir recours à une aide à la procréation médicalement assistée doit rencontrer une équipe pluridisciplinaire spécialisée. Des entretiens sont proposés afin d’informer le couple sur les techniques possibles. De nombreux centres agréés en France proposent ces méthodes.

L’équipe regroupe plusieurs professionnels : médecins gynécologues obstétriciens, biologistes, infirmières, sages-femmes, psychologues qui travaillent en complémentarité et pourront également vous orienter vers un endocrinologue, un tabacologue, un sexologue, un ostéopathe, un diététicien, un acupuncteur en complément.

Une série d’examens est réalisée chez l’homme et chez la femme afin d’étudier le profil hormonal de chacun, d’évaluer la qualité des spermatozoïdes, de l’ovulation, des follicules etc.

Cette difficulté rencontrée peut être due à un ou plusieurs troubles associés :

  • trouble de l’ovulation,
  • altération du sperme,
  • problème « mécanique » au niveau de l’utérus.

D’autres facteurs sont également à prendre en compte, comme /

  • l’âge,
  • le poids,
  • la consommation de toxiques,
  • le stress,
  • l’exposition à des substances chimiques.

Le cadre légal en France

En France, les grands principes de la PMA sont encadrés par l’agence de biomédecine et la loi de bioéthique. La PMA n’est pas autorisée pour les couples homosexuels et les célibataires. La gestation pour autrui ou le recours à une mère porteuse sont interdits.

La pratique ainsi que l’utilisation du don anonyme et gratuit de gamète est possible (don de spermatozoïde ou don d’ovocyte) mais le double don est cependant interdit en France.

La totalité des actes réalisés, en France, dans le cadre de la PMA sont pris en charge à 100% par la sécurité sociale dans la limite de 4 tentatives de FIV et 6 inséminations artificielles par enfant. Ceci est valable pour les couples dont la femme a moins de 43 ans.

Les méthodes

1) Insémination artificielle

L'insémination artificielle, une procédure simple, existe depuis longtemps. Elle consiste à recueillir le sperme du conjoint ou celui d’un donneur et de déposer les spermatozoïdes via un cathéter fin glissé directement dans l’utérus, au moment de l’ovulation.

En général une stimulation ovarienne a d’abord été réalisée grâce à la prise d’un traitement hormonal permettant d’obtenir des follicules matures surveillés par échographie.

2) Fécondation In Vitro classique (FIV) ou ICSI

La FIV permet la rencontre des spermatozoïdes et des ovocytes en dehors du corps de la femme, en laboratoire.
Les follicules sont stimulés par un traitement hormonal, ils sont ensuite ponctionnés une fois arrivés à maturation pour récupérer les ovocytes.

Avec la FIV classique, des spermatozoïdes sont disposés autour d’un ovocyte dans l’attente d’une fécondation spontanée. L’embryon ensuite obtenu après division cellulaire est introduit dans la cavité utérine de la femme.

Avec la FIV ICSI, méthode récente et très efficace, un seul spermatozoïde choisi est directement injecté dans l’ovocyte. L’embryon est réintroduit dans l’utérus comme pour une FIV classique.

Les embryons non utilisés peuvent être conservés et congelés en vue d’une prochaine tentative.

La FIV peut être réalisée avec un don de gamète (spermatozoïde ou ovocyte) si nécessaire.

A voir aussi notre vidéo sur la fécondation in vitro :

La fécondation in vitro, ou FIV, est une technique hautement sophistiquée qui permet d'aider les couples stériles à avoir un enfant. Explications en vidéo...

3) Accueil d’embryon

Cette méthode est réservée aux couples ayant une double infertilité ou présentant un risque de transmettre une maladie génétique à leur enfant pour qui les autres procédures de PMA sont impossibles ou ont échouées.

La congélation d’embryon est fréquente en PMA, lorsque le projet parental d’un couple est terminé, ils ont entre autres la possibilité de donner un ou plusieurs embryon.

L’accueil d’embryon consiste donc à recevoir un embryon congelé donné anonymement, gratuitement et volontairement par un autre couple.

L’embryon sera déposé dans l’utérus de la receveuse. Celui-ci est attribué en respectant autant que possible des caractères physiques tels que la couleur de peau, de cheveux, des yeux…

 

Auteur : Alice Guillemenot, sage-femme


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