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La stérilité et l'infertilité : Les solutions

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. juin 2013)

Comme on l'a évoqué, différents traitements peuvent être indiqués. Parmi ceux-ci : l' insémination artificielle et la fécondation in vitro.

L'insémination artificielle

Le sperme est inséminé de manière artificielle directement chez la femme (à l'intérieur de l'utérus), soit à partir du sperme du conjoint (IAC) lorsque celui-ci a des problèmes d'érection, si le sperme ne s'avère pas assez fertile, en cas de problème lié à la glaire cervicale de la femme... ; soit en utilisant le sperme d'un donneur anonyme (IAD) si celui du conjoint s'avère infertile.

De son côté, la femme suit un traitement par stimulation ovarienne pour favoriser la maturation et l'expulsion d'ovules, et donc pour favoriser une fécondation.

Lorsqu'il s'agit de celui du conjoint, le sperme est directement introduit dans l'utérus de la femme au moment de l'ovulation. Lorsqu'il s'agit d'un donneur, le sperme est congelé et conservé dans des banques de sperme. Les règles sont très strictes. Le donneur subir un examen médical complet pour déceler d'éventuels problèmes de santé. Des explorations minutieuses sont réalisées, notamment une recherche d'une éventuelle infection à certains virus, et en particulier celui du sida et de l' hépatite B.

Cette méthode est assez concluante puisque les chances de réussite d'obtenir une grossesse est de 18 à 15 % par cycle, avec cependant un risque de grossesse gémellaire, voire triple. Si au bout de quelques cycles, on n'obtient pas de grossesse, il est conseillé d'utiliser une autre méthode d'assistance médicale à la procréation (AMP).

La fécondation in vitro

Cette solution est particulièrement adaptée lorsque les trompes utérines sont obstruées (pour des raisons diverses), mais elle peut avoir d'autres indications, comme un problème de fertilité chez l'homme (spermatozoïdes pas assez nombreux).

Cette technique nécessite deux équipes de praticiens ; des biologistes d'une part, et des gynécologues d'autre part. Elle consiste à mettre en relation un ovule et des spermatozoïdes dans une "éprouvette" (d'où le terme d'in vitro), et non dans l'utérus de la femme. Une fois le spermatozoïde introduit dans l'ovule, on attend la division de l'oeuf, puis on transfère l' embryon dans l'utérus. Celui-ci doit se développer comme pour une grossesse normale.

La FIV se déroule très méthodiquement :

> La stimulation ovarienne. Au troisième jour du cycle, on administre des hormones pour stimuler les follicules. Une fois mûrs, l'ovulation est déclenchée par une autre injection d'hormone ( HCG).

> La ponction. Sous anesthésie locale, on prélève les ovocytes mûrs à l'aide d'un petit tube et d'une aiguille que l'on introduit par le vagin. Cette intervention peut être un peu douloureuse. Elle permet de ponctionner le liquide folliculaire qui est ensuite placé dans un tube en verre, à une température de 37°C.

Le sperme est prélevé quelques heures auparavant (ou décongelé le jour même), et les spermatozoïdes sont séparés du liquide séminal et conservés également à 37°C.

> La fécondation. Quelques heures après, spermatozoïdes et ovocytes sont mis ensemble dans un liquide nutritif pendant deux jours à la température du corps ; la fécondation doit se produire à ce moment-là. L'oeuf commence alors se diviser, on peut le transférer dans l'utérus de la femme. Tous les embryons ne parviennent à s'implanter solidement. C'est pour cette raison que le gynécologue procède généralement au "transfert" de deux à trois embryons. Avec cette méthode, il existe environ 15 à 20% de chances d'être enceinte.

 

A lire aussi nos dossiers :
> Les meilleurs chances pour tomber enceinte.
> Pourquoi je n'arrive pas à être enceinte ?.
> Stimulation ovarienne, mode d'emploi.
> Don d'ovocytes : comment ça se passe ?.
> Insémination artificielle : elles témoignent.


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