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Témoignages sur la fécondation in vitro : Le témoignage d'Isabelle

Publié par : Clémentine Fitaire (01. août 2013)

Témoignage d'Isabelle, 36 ans, maman de Juliette, 4 ans et demi et de Pierre 15 mois, après deux FIV classiques.

Combien de temps s'est écoulé entre le moment où vous avez voulu un enfant et le moment où l'on a évoqué l'infertilité ?

Un an après avoir arrêté la pilule, j'ai commencé à trouver ça long. Mais je me suis dit « ces choses-là, ce n'est pas sur commande ! »

J'en ai parlé avec ma gynécologue qui m'a proposé de faire quelques examens : prise de sang, échographie, afin de vérifier que tout allait bien. J’ai fait tout cela sans me précipiter : le temps d'y réfléchir, de prendre rendez-vous... J’ai envoyé les résultats à ma gynéco, mais elle ne répondait pas. J’ai laissé passer un peu de temps, puis je l’ai relancée et elle m’a répondu : « ah oui, je regarde et je rappelle », mais en fait, elle ne rappelait toujours pas et au final elle m'a donné les coordonnées d'une collègue spécialisée en infertilité.
Six mois s'étaient écoulés entre le temps où ma gynéco m'avait prescrit ces examens et le moment où j’ai pris rendez-vous avec cette autre spécialiste. Cela faisait 18 mois que nous étions en essais, et franchement j'étais impatiente d'avoir son avis.

Comment se sont passées vos FIV ?

Nous avons obtenu plusieurs embryons congelés. 2 ont été implantés et 3 congelés. Ce qui permet de ne plus avoir les stimulations pour les fois prochaines. Nous avons d’abord eu notre fille aînée.

Puis, nous avons choisi d'utiliser « la réserve » congelée, car après avoir eu Juliette, c'était vraiment comme si c'était « nos bébés » qui étaient au congélateur. Depuis que nous avons eu Pierre, on ressent ça encore plus fortement. On pense beaucoup à ce 3ème petit embryon congelé. C'est aussi notre bébé.

Vous voulez donc d'autres enfants ?

On aimerait retenter une 3ème FIV d'ici 1 an. Pas forcément parce qu’on en veut un troisième, mais parce qu'on a le sentiment qu'on doit le faire. On est incapable de décider de détruire cet embryon. Si ça fonctionne : ça sera génial, sinon tant pis, on aura fait notre « devoir » quelque part. On se sent un peu responsable de lui, je ne sais pas comment l'exprimer.


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