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Témoignages sur la fécondation in vitro : Les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Clémentine Fitaire (01. août 2013)

Les conseils du docteur Gilbert Sarrot, gynécologue-obstétricien.

Quelles-sont les conditions déterminantes pour entrer dans un protocole de procréation médicalement assisté (PMA), et de FIV en particulier ?

La femme doit avoir moins de 43 ans, et être mariée ou prouver l’existence d’une vie commune depuis 2 ans et ne pas être homosexuelle.

A côté de cela, il faut avoir réalisé des bilans médicaux d’exploration complets chez l’homme comme chez la femme. Et concernant le cas particulier de la FIV, le gynécologue doit pouvoir réaliser une ponction folliculaire par voie vaginale.
Il faut que le conjoint ait des spermatozoïdes (des examens seront fait : spermogramme, spermocytogramme et test de migration survie), ou alors il faut avoir recours à un don de sperme.

Et plus précisément, chez la femme ?

Du côté féminin, on doit s’assurer que l’utérus est normal. Il faut que la femme ait subi un certain nombre de stimulations ovariennes correctes (6) sans résultat, ou un certain nombre d’inséminations correctement effectuées, mais sans résultat (6). Les stimulations correctes sont celles qui aboutissent à la formation de follicules matures (entre 18 et 20 mm).
Un certain nombre de femmes ont des stimulations qui n’aboutissent à rien et qui sont donc incorrectes. Ces stimulations sont souvent le résultat de prescriptions inopportunes de traitement institué sur 6 mois.

Pourquoi s'arrête-t-on à 4 FIV remboursées en France ?

Parce qu’un certain nombre de médecins prescrivant les FIV considèrent qu’après 4 FIV, il n’y a plus aucune chance. Ces mêmes médecins engagent la plupart du temps les couples très vite vers des FIV, sans avoir le bilan complet, et orientent ensuite ces couples vers des dons de gamètes et/ou une adoption. Un certain nombre de couples sont insuffisamment explorés, insuffisamment informés, très pressés d’avoir un enfant et "se jettent "de façon immodérée vers la FIV et se retrouvent au bout de 4 tentatives sans enfant...

Est-il possible d'avoir une 5ème FIV ?

Une tentative de FIV n’est comptabilisée que s’il y a transfert d’ embryons. Il faut savoir que la réussite d’une tentative de FIV est multifactorielle. Elle dépend, entre autres, du déclenchement de l’ ovulation qui n’est pas codifié selon un déterminisme informatique. La ponction des follicules, comme le transfert d’embryons dépendent en partie du gynécologue qui les pratique.

Il y a lieu de ne débuter une tentative de FIV que lorsque les bilans chez l’homme comme chez la femme ont été bien effectués, et que toutes les autres alternatives (stimulations et/ou inséminations) ont échoué. Il en résulte une absurdité totale de limiter les tentatives à 4, compte tenu de la diversité des indications, des conduites tenues et des facteurs inhérents à chaque couple et à chaque équipe.
Ceci est valable autant pour la FIV que pour l’ICSI (Intra cytoplasmic sperm injection).
Il existe bien entendu des dérogations qu’il est impératif de demander à la Sécurité sociale. Ces dérogations sont demandées par le praticien et ne sont accordées qu’au compte-goutte et souvent au hasard.

Voir aussi cette vidéo sur la FIV :

Fécondation in vitro: vidéo


Sources et notes
- Hervé Fernandez. La stérilité. PUF. 128 pages. Collection Que Sais-je ?, 2001.
- C. Humeau, F. Arnal. Les médecines de procréation. Odile Jacob, 2009.


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