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Traitement par stimulation ovarienne, mode d'emploi : Comment ça se passe ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (30. octobre 2008)

Il existe plusieurs types de traitements pour stimuler les ovaires. Le plus simple, et le plus ancien consiste à prendre du citrate de clomifène. Il s'agit d'un médicament antioestrogène qui se prend par voie orale sous forme de comprimé.

Concrètement, on démarre au deuxième jour du cycle et on prend entre un et trois comprimés par jour (en une seule fois) jusqu'au sixième jour. S’il n’y a pas de cycle naturel, le médecin provoquera artificiellement des règles pour pouvoir démarrer le traitement.

> Avantages du citrate de clomifène : le médicament est relativement facile d’utilisation. Il peut être prescrit par le médecin généraliste et ne nécessite pas un suivi aussi rigoureux que les autres traitements.
Il est également recommandé en première intention, lorsque l’ infertilité est due à une absence d’ ovulation, ou à une ovulation irrégulière, et lorsque l’hypophyse fonctionne correctement et que le taux d’oestradiol est bon.

> Inconvénients du traitement : il n’est pas toujours très efficace. Dans 20 à 30 % des cas, il n'entraîne pas d'ovulation. Et même s'il présente peu d'effets secondaires (on note parfois des bouffées de chaleur, des troubles visuels ou des maux de tête), il peut engendrer des fausses couches (c'est le cas pour 15 à 20 % des grossesses obtenues après stimulation ovarienne).

> Les précautions à prendre : un suivi échographique régulier des ovaires est indispensable pour éviter les grossesses multiples. Comme dans tous les traitements de stimulation ovarienne, le citrate de clomifène peut provoquer la maturation de plusieurs follicules (à l'intérieur desquels se trouvent les ovocytes). Dans ce cas, les rapports sexules suivants devront être protégés pour éviter la venue de triplés ou de quadruplés.

Pour en savoir plus, voir notre chapitre sur les risques de la stimulation ovarienne.

Les injections de gonadotrophines

Lorsque le traitement antioestrogénique ne fonctionne pas, on peut, après plusieurs cycles (généralement six), envisager d'autres traitements. Il s'agit alors de cibler plus sensiblement les ovaires en utilisant des hormones - les gonadotrophines : FSH et LH - ayant une action directe sur la fabrication des précieux ovocytes.

Ces hormones vont dans un premier temps favoriser la maturation du follicule (qui contient l'ovocyte). L’ ovulation, elle, sera déclenchée par la suite, à l'aide d'un second médicament. Ces différentes étapes nécessitent ici des injections, et cette fois-ci, seul un médecin spécialisé est en mesure de prescrire ce type de traitement.

En pratique, les injections se font uniquement par voie sous-cutanée dans un pli du ventre. Elles doivent être effectuées entre le quatrième et le treizième jour du cycle, et de petits stylos (comme ceux utilisés par les diabétiques) permettent de se piquer soi-même, à la maison. Il existe plusieurs sortes de médicaments à base de gonadotrophines (avec des compositions hormonales différentes).

Ces traitements sont indiqués dans les cas d'anovulation (pas d’ovulation du tout), lorsque l’ hypothalamus ou l’ hypophyse sont en cause, ainsi que dans les échecs du citrate de clomifène.
Ils sont également utilisés pour les inséminations artificielles ou les fécondations in vitro (fiv). Les gonadotrophines sont parfois proposées dans les cas de stérilité inexpliquée, mais son action est alors plus ou moins efficace.

Attention : plus efficaces que le citrate de clomifène, les gonadotrophines présentent, du même coup, davantage d’effets secondaires. Les risques d’hyperstimulation et de grossesses multiples sont plus élevés. Une surveillance extrêmement rigoureuse par échographies et dosages d'estradiol répétés est ici primordial.

Ovulation et fécondation

La stimulation ovarienne par gonadotrophines s'effectue en deux temps. Après la phase de maturation des ovocytes, vient le temps de l' ovulation, elle aussi provoquée sous contrôle médical, une fois toutes les conditions réunies.

Lorsque l'on peut voir à l’ échographie le développement d’un ou de deux follicules et que, dans le même temps, le taux d'oestrogène est correct, alors, l'ovulation peut être déclenchée.

On utilise pour cela un deuxième médicament, lui aussi administré par voie sous-cutanée : l' HCG. Il s'agit d'une autre hormone, normalement produite par le placenta. L'injection est ici généralement réalisée par le médecin. Le moment idéal pour un rapport sexuel fécondant est alors le jour même, ou le lendemain du déclenchement de l’ovulation.

Notre conseil :
> Les traitements contre l' infertilité bouleversent souvent le rythme de la vie d'un couple, et ce qui doit être naturel est alors, dans certains cas, vécu comme un devoir. Pour vivre au mieux cette étape parfois déstabilisante, il est essentiel de communiquer. Préserver l'harmonie, parler librement de ses doutes, de ses frustrations, peut aider à passer ce cap difficile.

Lire aussi notre dossier :
> Vouloir un bébé après 40 ans : témoignages.


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