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Traitement par stimulation ovarienne, mode d'emploi : Pourquoi stimuler les ovaires ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (30. octobre 2008)

Le cycle menstruel semble être une mécanique bien réglée : chaque mois, un ovaire produit un ovocyte.

Ce schéma, simple en apparence, dépend en réalité d'un processus complexe, associant des glandes du cerveau. Un dysfonctionnement de l' ovulation peut avoir deux origines.

> Lorsque les ovaires sont malades, comme c'est le cas des ovaires polykystiques par exemple, ils ne peuvent pas fonctionner correctement. La croissance et la maturation des ovocytes s'en trouvent bloquées, et l'ovulation ne se fera pas ou se fera mal (elle donnera alors des ovocytes immatures, incapables d'être fécondés).

> Mais les ovaires fonctionnent aussi sous la direction de deux glandes : l'hypophyse et l'hypothalamus. Situées à la base du cerveau, ce sont elles qui agissent sur la maturation de l'ovocyte et sur l'ovulation, par l'intermédiaire de deux hormones - la FSH et la LH - sécrétées par l' hypophyse. Ces hormones hypophysaires interviennent aussi en régulant les sécrétions hormonales des ovaires.

Ces différentes étapes s'effectuent selon une partition bien réglée, et la moindre fausse note peut entraîner une certaine cacophonie dans les fonctions reproductives. La bonne nouvelle néanmoins, c'est que la stimulation ovarienne peut être exercée sur chacune de ces trois étapes : directement au niveau des ovaires, au niveau de l'hypophyse, ou bien de l' hypothalamus. Il existe deux grands types de traitements : la stimulation indirecte par comprimés, et la stimulation directe par injections.

A qui s'adresse la stimulation ovarienne ?

Sans fabrication d’un ovocyte, il est évident que l’on ne peut pas être enceinte... Les premières concernées par la stimulation ovarienne sont donc les femmes qui n'ont pas d' ovulation.

Celles ayant des ovulations irrégulières, voire très irrégulières, sont également de bonnes candidates au traitement. En effet, lorsque le cycle est de 40 jours ou plus, il est alors bien difficile de cibler le bon moment pour une fécondation naturelle. On pourra donc proposer la stimulation ovarienne :

> aux femmes ayant des ovaires polykystiques ;

> à celles ayant souffert d'anorexie par exemple, et dont les cycles sont restés irréguliers, voire absents ;

> aux grandes sportives dont l'activité physique intense a souvent un effet néfaste sur la régularité du cycle.

Mais de plus en plus souvent, ce sont des femmes de 38 ans et plus dont l'imprégnation hormonale est déjà sur la pente descendante et qui souhaitent être enceintes, qui consultent.

Une stimulation ovarienne peut être aussi réalisée dans le cadre d'une fécondation in vitro ( fiv).

Quels examens passer ?
Dans tous les cas, le médecin demandera au préalable des examens complémentaires : une prise de sang pour un bilan hormonal, l’exploration des trompes et de l’ utérus par imagerie médicale, et l’analyse de la glaire cervicale pour la patiente (test de Hühner). Un spermogramme, c'est-à-dire l'analyse des spermatozoïdes, ou tout autre examen jugé nécessaire, peut aussi être prescrit chez le partenaire.

Si tout va bien chez le futur papa, et que les trompes et l’utérus sont normaux chez la femme, une stimulation ovarienne pourra alors être envisagée chez la future maman.


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