publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Méthodes contraceptives : testez vos connaissances : Les conseils du gynécologue

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (24. septembre 2014)

Interview du Pr Jacques Lansac, gynécologue au CHU de Tours. Il détaille certains points particuliers sur les différentes contraceptions, et en parle - entre autres - de la différence entre patch et pillule... et apporte quelques conseils.

Quels sont les critères pour choisir le type de pilule la plus adaptée à chaque femme ?
Comme pour tous les médicaments, avant de prescrire une pilule oestroprogestative à une femme, il faut s’assurer qu’elle ne présente pas de contre-indications. Le gynécologue soumet la patiente à un interrogatoire complet sur les antécédents médicaux personnels et familiaux : il faut s’assurer qu’elle n’a pas d’antécédents de phlébite ou d’accidents vasculaires, qu’elle n’est pas hypertendue, qu’elle n’a pas un diabète déséquilibré. Il faut s’assurer également qu’elle ne prend pas d’autres traitements incompatibles avec la contraception orale.

© Le Pr Jacques Lansac

© Le Pr Jacques Lansac


Une fois éliminé tout risque de contre-indications, le médecin pourra prescrire une pilule. Selon les recommandations des autorités de Santé, il prescrira une pilule de deuxième génération la moins dosée en œstrogènes, et remboursée par la Sécurité sociale.

Quelles sont les différences et les avantages/désavantages du patch par rapport à la pilule ?

Le patch est une méthode contraceptive hormonale tout comme la pilule. Il contient les mêmes hormones que la pilule, c’est simplement la voie d’administration qui change : on absorbe les hormones par voie cutanée, au lieu de les prendre par la bouche. Les contre-indications pour le patch sont les mêmes que pour la pilule.

Le seul avantage du patch est qu’on n’a pas à le prendre tous les jours. On le colle sur la peau et on le change seulement une fois par semaine. C’est donc l’idéal pour les femmes qui ne veulent par avaler les comprimés, ou qui ont tendance à oublier la prise quotidienne de la pilule. Par contre, il faudra surveiller que le patch ne se décolle pas !

Comment marche le stérilet au cuivre ? Est-il fiable ? Le risque d'infections est-il fréquent ?

Le stérilet au cuivre perturbe l’ascension des spermatozoïdes, puisque le cuivre est toxique pour eux. D’autre part, la présence du stérilet va modifier la descente de l’ovule dans la trompe et perturber sa rencontre avec le spermatozoïde. Enfin, si leur rencontre a eu lieu et il y a eu une fécondation, le cuivre va perturber l’implantation de l’œuf. Il s’agit d’une contraception fiable, le taux d’échec étant assez faible (autour de 1% ).

Avant de pouvoir se faire positionner un stérilet par son médecin, il devra s’assurer que l'on n'a pas souffert récemment d'une infection cervico-vaginale. Si on respecte cette contre-indication, le stérilet ne présente pas de risques d’infections particuliers. La possibilité de développer une infection est plutôt liée aux risques d’infections sexuellement transmissibles et donc au(x)- partenaire(s).

Combien de fois peut-on prendre une contraception d'urgence ?

Elle peut être prise plusieurs fois, puisqu’elle ne présente pas de dangers pour la santé de la femme... mais cela démontre que la femme en question n’utilise pas de contraception classique.

La pilule du lendemain ne doit pas être considérée comme une méthode de contraception, mais comme une solution d’urgence à laquelle avoir recours en cas d’échec d’un autre type de contraception (par exemple, en cas de la rupture du préservatif). Si une femme a des rapports fréquents et réguliers, on lui conseillera d’autres moyens de contraception, mieux adaptés à sa situation et plus sûrs : la pilule, le patch, l’anneau vaginal, le stérilet, etc.

Il faut aussi rappeler que même en cas de rapports sexuels sporadiques, la contraception d’urgence ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles. Il est toujours conseillé d’utiliser un préservatif pour s’en protéger.


Pour tester vos connaissances sur les méthodes contraceptives, faites notre quiz.


Voir aussi la vidéo :

> Doit-on arrêter la pilule de temps en temps ?

Question sur la pilule


Siurces et notes :
> Le Grand Livre de la Gynécologie, Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français, Eyrolles.


publicité