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La stérilisation féminine

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. novembre 2013)

La stérilisation féminine à visée contraceptive nécessite une opération chirurgicale ou une intervention beaucoup plus simple sans chirurgie ni anesthésie générale.

Quelle que soit la méthode : le résultat est le même. La femme ne pourra plus avoir d'enfant. D'un point de vue strictement légal - depuis la loi de 2001 - la décision est personnelle, n'appartient qu'à la femme. Mais une chose est sûre, il faudra bien réfléchir avant de se décider...

Une décision "encadrée" par la loi


La stérilisation à visée contraceptive est autorisée en France depuis la loi du 4 juillet 2001 (loi n°2001-588). Cette loi précise que cette stérilisation n'est pratiquée qu'après une décision personnelle de la "femme majeure" et qui doit "avoir exprimé une volonté libre, motivée et délibérée". En pratique, cela signifie qu'à la première consultation, le médecin (un gynécologue) doit informer la personne sur les risques médicaux et les conséquences de l'intervention, et un dossier d'information écrit doit être remis à l'intéressée. Dernier point : un délai de réflexion de quatre mois est obligatoire avant l'intervention.

Une opération pour ligaturer les trompes


L'intervention chirurgicale se fait par coelioscopie : de fins instruments et une mini-caméra sont introduits dans le bas de l'abdomen. L'opération dure en principe moins d'une heure. La femme est hospitalisée de 24 heures à 48 heures. Une anesthésie générale est nécessaire (consultation d'anesthésie obligatoire avant l'intervention). Ensuite, la femme qui travaille s'arrête en moyenne durant une semaine. Les risques sont assez rares : infection, mauvaise cicatrisation... avec aussi des risques relatifs à l'anesthésie. Il s'agit de la solution la plus souvent pratiquée. La stérilisation est immédiate après l'opération.


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