publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

L'injection intracaverneuse : les complications

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (13. décembre 2015)

Les complications d'une injection intracaverneuse peuvent être très différentes.

Lorsque la dose de prostaglandine injectée est trop forte, il se peut que l'érection ne s'arrête pas : c'est le priapisme. D'où l'importance de tester les doses de manière progressive.

Au bout de 4 heures d'érection, s'il n'ya aucun signe de détumescence, c'est-à-dire de retour à la normale, le patient doit se rendre à l'hôpital pour voir un urologue. L'antidote, un médicament appelé étiléfrine, doit être idéalement injectée dans un délai de 6 heures après le début de l'érection.

Au-delà, il y a un risque que le sang coagule dans les corps caverneux qui ne sont plus suffisamment oxygénés. Il faut intervenir. Le sang coagulé doit être aspiré par ponction, et l'intérieur des corps caverneux sera lavé jusqu'à ce que du sang rouge, bien oxygéné, revienne. En dernier recours, une opération chirurgicale peut être envisagée.

Heureusement, de nos jours le priapisme est rare et ne touche qu'1 à 2 % des hommes et il n'y aura pas de séquelles si le traitement antidote est délivré à temps. Aussi les patients réalisant des injections intracaverneuses sont informés de ce risque par leur médecin qui doit également leur fournir un numéro d'appel et une adresse où se rendre en cas d'urgence.

La douleur est également une complication possible de l'injection intracaverneuse. Ce n'est pas la piqûre qui fait mal, mais la trop grande efficacité du médicament. Effectivement, l'érection peut être très douloureuse pour certains patients, surtout après une prostatectomie radicale (la prostate, les vésicules séminales et éventuellement les nerfs érecteurs sont retirés). Pour une grande partie des patients, la douleur finit par disparaître, mais d'autres souffriront trop pour poursuivre ce traitement.

Ce traitement par injections intracaverneuses peut être pris sur une très longue période. Cependant, au bout de quelques années, il se peut qu'une fibrose des corps carveneux survienne, à cause des piqûres à répétition. Une diminution de la réponse s'observe alors car la fibrose empêche le sang de parvenir au corps caverneux.


publicité