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L'injection intracaverneuse : pour qui ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (13. décembre 2015)

Pour qui s'adresse exactement l'injection intracaverneuse ? 

Elle est un traitement utilisé en deuxième ligne, c'est-à-dire qu'il est utilisé seulement si les médicaments oraux (inhibiteurs de la phosphodiestérase) s'avèrent inefficaces.

En général, l'injection intracaverneuse est proposée à des patients dont le trouble est d'origine organique.

Effectivement, plus le fonctionnement érectile sera altéré, moins les médicaments seront efficaces. Néanmoins, il est possible que des patients dont le trouble est psychologique puissent bénéficier de ce traitement, mais une thérapie psychologique reste recommandée en association.

Comment ça marche ?


Contrairement aux médicaments qui facilitent l'érection (inhibiteurs de la phosphodiestérase), quand l'homme éprouve du désir, l'injection intracaverneuse la provoque de façon mécanique.

La substance injectée est la prostaglandine. Cette substance naturelle est normalement présente dans notre organisme et va stimuler les cellules musculaires lisses des corps caverneux qui vont se relâcher pour produire une érection.

La prostaglandine va ensuite se dégrader très rapidement, mais l'érection une fois déclenchée peut durer longtemps (jusqu'à plusieurs heures).

L’injection : à quel moment et comment ?

L'effet de la prostaglandine se fait ressentir dans les cinq à dix minutes après l'injection. L'homme est libre de choisir le moment qu'il juge le plus approprié pour se faire l'injection, en général juste avant l'acte sexuel mais pour certains, ce sera après un début de préliminaires.

Si l'injection sur le côté de la verge à l'aide d'une seringue et d'une aiguille est simple à réaliser, elle nécessite tout de même un apprentissage. C'est le rôle de l'urologue ou du sexologue d'apprendre au patient à se faire l'injection au cours de deux à quatre séances. La partenaire peut également effectuer la piqûre, si l'homme a la phobie des piqûres, par exemple.

Lors de la première séance, une faible dose du produit est testée pour voir comment l'homme y répond. Le patient augmente ensuite progressivement la dose chez lui jusqu'à trouver la dose optimale sans dépasser celle autorisée. Une bonne information et un bon apprentissage de la part du médecin sont primordiaux.


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