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Un traitement par injections au point G: L'intervention sur le point G

Publié par: Dr. Nicolas Evrard (13. août 2009)

On parle beaucoup de cette zone qui serait la clé du plaisir féminin... Heureusement, la femme et sa sexualité ne se résument pas qu'au seul point G. Cependant, chez celles éprouvant des difficultés à s'épanouir, on peut se demander si cette zone est rééllement connue, si elle a été bien repérée (d'ailleurs parfois difficile à identifier). Il semble par ailleurs que le temps assassin réserve à notre point G, le même sort qu’à tout le reste... Avec la baisse des hormones féminines, le tissu érectile rétrécit. Baisse de désir, diminution du plaisir de l’âge, pourraient avoir une origine biologique et anatomique.

Partant de ces données, des médecins américains ont eu l’idée d’amplifier la zone du point G, en injectant des produits plus ou moins absorbables. La primeur en revient au docteur Matlock qui, le premier, a injecté du collagène dans la zone la plus sensible du vagin. Le point G ainsi "enflé", permettrait à la femme d’éprouver des sensations qui avaient plus ou moins disparu...

Injections d'acide hyaluronique

La technique a donc franchi l’Atlantique et est aujourd’hui pratiquée en France par certains praticiens. Mais, au collagène, les médecins français préfèrent l’ acide hyaluronique, déjà largement utilisé - entre autres - en médecine esthétique.

L’acide hyaluronique est injecté à travers la muqueuse directement dans le point G, dans la zone érectile, autour de l’urètre. L’injection se fait, sous anesthésie locale, après application préalable d’un gel.

L’intervention ne dure qu’une quinzaine de minutes et coûte entre 500 et 1000 euros.

Un traitement contre la frigidité ?

A propos de la sexualité féminine et de ses troubles, Freud parlait de « continent noir ». Si les problèmes d’érection masculine ont toujours beaucoup intéressé les praticiens et les laboratoires pharmaceutiques (Viagra® et autres), les difficultés sexuelles des femmes ne semblent guère avoir passionné la Faculté. Après tout, la finalité première de la sexualité féminine est longtemps restée limitée à la reproduction. Le plaisir féminin est une préoccupation très récente. Les études sur le sujet sont rares.

Si les injections d’ acide hyaluronique peuvent rendre aux patientes leur sensibilité perdue, il est plus difficile de traiter les femmes anorgasmiques. En tout cas, la technique pourrait représenter un espoir pour certaines femmes souffrant de frigidité quand celle-ci serait liée à une perte de sensibilité.

Avis partagés

Comme toute technique "non officiellement reconnue", pour laquelle il n'y a pas de recul suffisant, les avis sont partagés :

Il y a les pour : Des médecins ont des avis plutôt favorables. Après tout, dans les années 80, des urologues et des andrologues avaient expérimenté chez des hommes souffrant de trouble de l'érection des injections dans la verge de différentes substances (vasodilatatrices). Désormais, ce traitement est reconnu et largement utilisé. Alors, pourquoi aujourd'hui, les femmes ne bénéficieraient-elles pas de traitements innovants visant à améliorer leur épanouissement sexuel ?

Un gynécologue nous a précisé que l'infiltration du point G pouvait être intéressante pour faire prendre conscience d'une zone pas toujours bien repérée, ni repérable a priori. Et à ce titre, même des injections de sérum physiologique pourraient être effectuées. Mais attention aux personnalités qui courent sans cesse après ce genre de traitement, comme les "addicts" au Botox®.

... et les contre : D'autres médecins ne sont pas convaincus par cette pratique, jusqu'à mettre en garde les femmes. Parmi les questions ou critiques : il n'est pas certain qu'en "gonflant" le point G, on obtienne un réel résultat sur l' orgasme.

Par ailleurs, des praticiens estiment qu'il est risqué d'injecter des produits dans cette zone. L'urètre (petit canal par lequel l' urine s'écoule) n'est pas loin, avec un risque de le blesser, de l'altérer.


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