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La sexualité après 50 ans : Les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Clémentine Fitaire (10. juin 2014)

Entretien avec David Elia, médecin spécialiste, gynécologue et auteur de " Faire durer le plaisir " (éditions Grasset) qui traite de la vie sexuelle des " baby-boomers ", aujourd'hui âgés de 50/60 ans.

Dans votre ouvrage, vous évoquez le " séisme de mai 68 " pour expliquer l'allongement de la vie sexuelle des baby-boomers. Mais l'espérance de vie (qui a doublé en un siècle) et les progrès médicaux ne sont-ils pas également à l'origine de cette " effervescence " de la sexualité ?

Si, bien sûr. Les nouveaux moyens de contraception qui sont arrivés en France dans ces années-là ont totalement modifié l’approche de la sexualité et les enjeux. Les baby-boomers qui étaient alors de jeunes adultes au début de leur vie sexuelle, ont été les premiers à bénéficier de ces progrès scientifiques et médicaux.

En plus de la contraception, de nouveaux traitements ont vu le jour pour combler des insuffisances physiologiques tant chez les hommes que chez les femmes (problèmes d’érection, sécheresse vaginale,...). La sexualité avant et après 50 ans est aujourd’hui beaucoup plus facilitée qu’il y a encore quelques années.

Pouvez-vous donner quelques conseils pour garder la ferveur sexuelle de la jeunesse ?

Une sexualité épanouie ne relève pas uniquement du domaine médical.

Il est évident, par exemple, qu’une bonne condition physique dispose plus facilement à une vie sexuelle riche et agréable. L’appétit sexuel quant à lui dépend du bien-être moral et psychique de la personne. Le stress, l’anxiété, le manque de sommeil sont autant de facteurs qui freinent la libido.

Enfin, la cerise sur le gâteau en matière de sexualité reste certainement l’amour, et pour cela, nous n’avons besoin ni de médicament, ni de technologie !

Les personnes de plus de 50 ans, comme les adolescents, ne seraient-ils pas victimes eux aussi du " trop plein " de sexe dans les médias ?
Non, je ne pense pas. Les études réalisées auprès des baby-boomers ont montré que leur sexualité a toujours été vive. Les médias n’ont rien à voir là-dedans. Au contraire, la société aurait tendance à garder ce sujet tabou. On ne parle que très peu de la sexualité après 50 ans.
Et pour ce qui est des plus de 75 ans, tranche d’âge qui possède encore une sexualité tout à fait agréable, le silence est total.

En ces temps de crise, les Français seraient-ils moins disposés à entretenir leur sexualité, ou, au contraire, l'utiliseraient-ils pour briser la monotonie économique et sociale ?

Tout ce que je sais, et ce que les chiffres tendent à prouver, c’est qu’en période difficile (crises, guerres,...), l’être humain cherche à se distraire, à sortir de son quotidien. Les comédies, par exemple, sont en ce moment très prisées. Alors il est probable que la sexualité, qui est un divertissement très agréable, soit utilisée comme un antidote à la morosité !

David Elia, médecin spécialiste, gynécologue et auteur de " Faire durer le plaisir " (éditions Grasset)


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