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Le top 10 des progrès médicaux

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (30. décembre 2014)

Cette année nous a dévoilé de belles surprises dans le domaine de la santé. Ce qui nous prouve que d'importants progrès sont encore possibles et réalisables pour améliorer la qualité de vie de nombreux patients. Voici notre sélection de 10 grandes avancées d'ordre médical qui ont marqué cette année 2014.

1- Première naissance d’un utérus greffé

Cette première mondiale fut une véritable prouesse dans le domaine de la médecine, permettant à une Suédoise de donner la vie à un petit garçon, alors qu’elle était née sans utérus. Cette femme a pu réaliser son désir de maternité après avoir subi une greffe d’utérus, d’une donneuse de 61 ans et ménopausée depuis 7 ans. C'est en octobre 2014, que l'on apprit la nouvelle de ce bébé né d'un utérus transplanté. Un réel espoir pour de nombreuses femmes infertiles souffrant de ce même type d’anomalie.

2- Deuxième greffe d’un cœur artificiel

C’est au CHU de Nantes qu’a eu lieu la seconde transplantation d’un cœur artificiel. Cette opération consiste à transplanter un cœur entièrement artificiel, ce qui a fait entrer la transplantation cardiaque dans une nouvelle ère (ce deuxième patient est toujours vivant). Le cœur artificiel de Carmat, mis au point par le chirurgien cardiaque Alain Carpentier, des ingénieurs en aéronautiques et d’autres médecins, a d’ailleurs récemment reçu le prix de brevet de l’année par l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi). Une vraie solution face à la pénurie de donneurs. Et un vrai Cocorico !
Pour en savoir plus sur cette transplantation d'un cœur artificiel.

3- Un homme paralysé retrouve l’usage de ses jambes

Le Polonais Darek Fidyka, paralysé des orteils jusqu’à la poitrine, suite à une agression à l’arme blanche au niveau de sa moelle épinière, peut désormais recommencer à marcher grâce à une transplantation de cellules nerveuses. Les chirurgiens ont greffé des cellules nerveuses du nez, du patient lui-même, sur sa moelle épinière par le biais de 100 micro-injections à l’endroit où la moelle avait été abîmée. Six mois après l’opération, Darek Fidyka effectuait ses « premiers pas ».

4- Un fœtus opéré in utero d’une anomalie grave de la moelle

Pour la première fois en France, une opération chirurgicale a été conduite chez un fœtus de 5 mois encore dans le ventre de sa mère (in utero) pour réparer une altération grave touchant la moelle épinière. Cette opération a eu pour but de réparer une malformation congénitale grave, le spina bifida, à l’origine d’importants problèmes neurologiques.
Le neurochirurgien pédiatre a recouvert la moelle épinière du fœtus pour protéger le système nerveux du bébé, afin de réduire les risques d’handicap dans sa future vie de petite fille.

5- Opéré du cerveau grâce à une imprimante 3D

L’hémisphérectomie est une opération aussi compliquée à réaliser qu’à prononcer. C’est pourtant une intervention sans laquelle le très jeune Gabriel, épileptique au plus haut degré, aurait pu mourir. L’opération consistait à déconnecter l’un des deux hémisphères du bébé de cinq mois, avec les risques qu’une telle intervention peut créer.
Pour éviter au maximum ce problème, les médecins chargés d’opérer le petit garçon ont eu l’idée de reproduire exactement le cerveau de Gabriel, à l’aide d’une imprimante 3D, afin de pouvoir s’entraîner et ainsi augmenter leurs chances de réussite.
Et cela s’est conclu par un succès !

6- Un traitement hyper-efficace contre l'hépatite C… mais cher !

Sovaldi©, c’est le nom commercial du médicament qualifié de « révolutionnaire » par certains médecins spécialistes de l’hépatite C. Mis sur le marché par le laboratoire Gilead, le prix de ce médicament a fait débat. En effet, il faut compter aujourd’hui 41 000 euros, en France, pour un traitement de trois mois, contre 56 000 à son lancement. Il est important d’ajouter que ce médicament est remboursé par la Sécurité Sociale pour certains patients souffrant d’une hépatite C à un stade avancé. Rappelons qu’une hépatite C non soignée peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.

7- Un œil bionique

Non, nous ne sommes pas dans le futur, mais bien en 2014. C’est en Suisse que l’œil bionique Argus II a rendu la vue à une femme aveugle depuis 15 ans. Après la pose d’une prothèse rétinienne, la femme a retrouvé certaines facultés visuelles lui permettant de percevoir les silhouettes, les contrastes, les objets et même de grandes lettres. Cet œil bionique fonctionne grâce à des signaux électriques qui envoient, à l’aide de lunettes équipées d’une mini-caméra et d’un petit ordinateur, des informations visuelles. Un espoir pour les non-voyants.

8- Des bras bioniques

Après les yeux, les bras bioniques. La technologie prothétique n’en finit pas de nous surprendre en greffant deux prothèses de bras à Leslie Baugh, amputé des deux bras suite à une électrocution. Toujours au stade de prototype, ces bras bioniques sont reliés au haut du torse, et à des nerfs que les chirurgiens ont dû « réveiller ». Le plus extraordinaire est que le patient s’entraîne à contrôler ses bras artificiels grâce à sa pensée.
Une innovation incroyable dans le monde de la prothèse.

9- Un nouveau capteur pour surveiller son taux de glucose

Une nouvelle manière de surveiller son diabète est apparue cette année en 2014. Le FreeStyle® Libre, permet désormais aux diabétiques de connaître leur taux de glucose dans le sang, grâce à un capteur fixé sur leur bras. Il leur suffit pour surveiller leur glycémie, de passer le lecteur sur le capteur. A remplacer tous les 14 jours, ce capteur permet d’établir un réel suivi et sa discrétion est son point fort. De quoi améliorer la qualité de vie des diabétiques qui n’ont plus à se piquer le bout d’un doigt plusieurs fois par jour pour contrôler sa glycémie.
Pour en savoir plus sur ce nouveau moyen pour contrôler sa glycémie.

10- SIDA : un autotest bientôt disponible

Pour finir ce récap’ des progrès médicales majeurs effectués en 2014, quoi de mieux de se projeter en 2015. En effet, à partir du 1er juillet 2015, chacun pourra dépister la présence ou non d’anticorps anti-VIH, permettant de savoir si l'on a été contaminé par le syndrome d’immunodéficience acquise ( SIDA).
Pour ce faire, il suffira d’un peu de salive ou de sang à placer dans le liquide de dépistage, fournit dans le kit de test qui sera vendu pour une vingtaine d’euros et sans ordonnance en pharmacie. En cas de test positif, une prise de sang sera nécessaire pour confirmer le diagnostic et mieux dater l'infection. Un accompagnement psychologique et une prise en charge spécifique devront être mises en place en cas de positivité du test, mais comment ? Par qui ?

Auteur : Camille Ozuru.



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