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Accompagner un patient en fin de vie : L'interview d'un médecin spécialiste

Publié par : Elide Achille (06. septembre 2013)

Interview du Dr Vincent Morel, médecin spécialiste des soins palliatifs, président de la Société Française d’Assistance et de Soins Palliatifs.

Qui décide si et quand commencer les soins palliatifs ?
Le plus souvent, c’est le médecin traitant ou du service hospitalier qui établit le moment où un patient doit bénéficier des soins palliatifs. Le patient lui-même peut bien sûr toutefois exprimer son envie d’avoir accès à des équipes spécialisés qui puissent soulager ses souffrances, en faisant appel aux équipes de soins palliatifs, ou à la structure de soins palliatifs la plus proche de chez lui.

Et quand le patient n'est pas conscient... ?

Quand le patient n’est plus conscient, l’équipe de soins palliatifs devra premièrement s’assurer de prendre connaissance des directives anticipées que le malade a pu écrire avant de devenir inconscient et, éventuellement, savoir s’il avait désigné une personne de confiance.
Toutes les décisions qui vont concerner les patients inconscients doivent être prises en concertation avec les directives anticipées (si le patient les a écrites), la personne de confiance (si le malade l’a désignée) et les proches.

Actuellement, en France, existe-t-il une importante inégalité d'accès aux soins palliatifs ?

Malgré les différents programmes de développement de soins palliatifs, persiste en France une certaine inégalité des d'accès à ces soins. Aujourd'hui, par exemple, seul un patient sur deux dont l'état le requiert peut bénéficier d'un accueil par une structure spécialisée de soins palliatifs.

Actuellement, au niveau national, il existe 120 Unités de soins palliatifs, et 420 équipes mobiles. Néanmoins 60% de ces Unités sont reparties dans 5 régions : il n'y a donc pas de véritables homogénéité au niveau national.

Les efforts à venir doivent se concentrer sur la prise en charge des patients à domicile et dans les établissements pour personnes âgées. Ces efforts doivent être conséquents afin que nos concitoyens puissent, comme ils le souhaitent à 70 %, vivre la fin de leur vie chez eux.

Il est par ailleurs très important d’investir sur la formation des médecins et des équipes para-médicales de façon à ce que toute personne, quel que soit son âge, son lieu de résidence et sa pathologie, puisse avoir facilement accès à une prise en charge de qualité.

© Le Dr Vincent Morel

© Le Dr Vincent Morel



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