publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Accompagner un patient en fin de vie : La sédation en phase terminale

Publié par : Elide Achille (06. septembre 2013)

Suite de l'interview du Dr Vincent Morel, président de la Société Française d'Assistance et de Soins Palliatifs.

La sédation en phase terminale : qu'est-ce que c'est ?

La sédation en phase terminale consiste à endormir un malade pour diminuer ou faire disparaître la perception d’une situation qu’il juge insupportable (douleurs physiques et/ou psychologiques, gêne respiratoire etc...) quand tous les autres moyens d’obtenir le soulagement escompté ont échoué. Son objectif n’est pas d’influencer la survenue du décès, mais de soulager le patient.

La sédation en phase terminale est une pratique encore insuffisamment connue. Pratiquée par les équipes de soins palliatifs pour soulager les malades, elle a fait l'objet de recommandations de bonnes pratiques depuis 2002. Ces recommandations doivent aujourd'hui être plus largement appliquées pour que tous les patients qui le nécessitent puissent bénéficier d’une sédation et soient sûrs qu’ils seront soulagés.

Quel est le rôle de la sédation en cas d'arrêt des traitements ?

Lors de l’arrêt des traitements d’un patient en fin de vie, notamment lorsqu’il est en réanimation, le médecin peut mettre en place une sédation pour s’assurer que le malade ne souffre pas. Le principe est qu’un malade en phase terminale d’une pathologie ne doit pas souffrir.

La sédation peut-elle provoquer la mort ?

La sédation c’est « dormir pour ne pas souffrir avant de mourir ». Ce qui est très différent que de provoquer la mort. L’objectif d’une « sédation administrée en phase terminale d’une maladie » est de soulager un malade qui présente une situation de souffrance insupportable, en acceptant que cette bonne pratique clinique puisse influencer le moment de survenue du décès.

A lire aussi :
>
Lexique sur la fin de vie
> Les soins palliatifs
> L'euthanasie



publicité