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Alzheimer : conseils aux proches : comment gérer le quotidien ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (28. septembre 2016)

Vivre avec une personne qui souffre de la maladie d'Alzheimer nécessite des ajustements. D'emploi du temps, d'organisation, mais aussi d'environnement. Le quotidien s'en trouve modifié, mais surviennent aussi, souvent, de nombreuses questions. La première : faut-il surveiller tous ses faits et gestes et aménager sa maison différemment ?

Sans jamais être dirigiste, il faut néanmoins une attention de tous les instants, et il n'est pas toujours facile de trouver le juste équilibre. Il ne faut pas se précipiter pour tout changer dès le diagnostic de la maladie car on risque de trop perturber la personne. En revanche, l’adaptation à la maladie, elle, est continuelle...

Voici quelques premiers conseils pour aménager son domicile :
> Protégez les portes et les fenêtres qui peuvent être des sorties sur la rue. Les malades sont attirés par l’extérieur, ils risquent donc de se perdre ou d’avoir un accident car ils n’ont pas la notion du danger.

> Coupez le gaz. Le mieux pour cuisiner est d’avoir, si possible, une plaque à induction, la sécurité maximale puisqu’il n’y a pas de risques de brûlure.

> Ne gardez que les meubles stables pour éviter les chutes, en particulier la nuit. Les malades ont tendance à se lever et marchent beaucoup.

> Prévoyez une veilleuse qui s’allume automatiquement la nuit. Eventuellement aussi une lumière dans un salon où le malade pourra s’assoupir quand il sera trop fatigué de marcher.

En cas de conduite agressive

Le malade n'a pas la même perception de la réalité que son entourage : il évolue dans un monde à part, dominé par les émotions. Dans certains cas, lorsqu'il a l'impression que ses besoins ne sont pas satisfaits par exemple, il peut réagir de manière agressive, voire même violente.

Pour gérer au mieux cette situation de crise passagère, il est impératif, dans un premier temps, de garder son calme pour ne pas envenimer la situation. Les mots et une attitude adaptée permettront ensuite d'apaiser la personne. Voici quelques gestes efficaces :

> Approchez-vous doucement du malade et placez-vous face à elle, à sa hauteur. L'obejctif ici est de rétablir le contact.
L'erreur à ne pas commettre : essayer de lui attraper les mains pour maîtriser ses gestes violents. La personne pourrait, au contraire, se sentir agressée.

> Etablissez un contact physique avec elle, en posant doucement les mains sur ses avant-bras par exemple. Vous pouvez aussi tenter d'établir un contact visuel ou encore verbal, en prenant soin de toujours rester calme.

> Calquez votre respiration sur la sienne pour l'amener à se calmer. Le malade en colère respire vite et fort. Adoptez le même rythme, puis calmez-vous progressivement. Par mimétisme, il en fera de même et s'en trouvera apaisé.

> Parlez-lui doucement. Une fois calmée, la personne est plus réceptive à ce qui l'entoure. En discutant avec elle, vous pourrez essayer de comprendre ce qui a pu la mettre en colère, et éviter ainsi que la situation ne se reproduise.

Envisager un placement en institution

Quand le quotidien ou les symptômes de la maladie deviennent trop lourds à gérer pour la famille, se pose alors l'option d'un placement dans un établissement spécialisé.

Toutefois, avant d'envisager un placement, il est possible de se faire aider. Il existe en effet des structures d'accueil, de jour ou de nuit, temporaires, qui peuvent être d'un secours appréciable dans certains cas.

Si la situation devient très difficile à la maison, le choix du placement peut alors s'imposer comme la seule solution. Mais dans tous les cas, il faut le faire à un moment favorable et essayer d'associer le plus possible le malade à cette décision.

Des conseils pour ne pas craquer

  • Déculpabilisez-vous et ne vous croyez pas responsable de l’aggravation de l’état de santé de la personne malade. Faites-vous aider si vous en ressentez le besoin.
  • Préservez votre vie privée et partez de temps en temps. Confier alors le malade à une structure adaptée pour avoir l'esprit tranquille et profiter de ces instants de répis.
  • Ne vous isolez pas. Vous êtes loin d'être seul(e) dans ce cas-là, et partager son expérience et son vécu peut être bénéfique. Allez parler dans les cafés des aidants par exemple (www.aveclesaidants.fr). Les hôpitaux aussi proposent, de plus en plus, des conférences de soutien aux proches. N'hésitez pas, ils sont faits pour ça.

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