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Tout savoir sur les auxiliaires de vie : Formation et financement

Publié par : Elide Achille (08. juillet 2013)

Suite de l'interview de Julien Castel, président de Vitalliance, société de service professionnel d'aide à domicile. Il donne des pistes d'aides pour financer, payer une auxiliaire de vie...

Quelles sont les réactions des personnes aidées ?

Julien Castel : Les réactions sont très différentes, mais globalement la première réaction est le refus. Souvent, la personne âgée ne veut pas d’aide, puisqu’elle a du mal à reconnaître sa perte d’autonomie. Ce sont souvent les enfants des personnes dépendantes qui font appel aux auxiliaires de vie sociale, en se rendant compte de la nécessité de trouver une aide professionnelle pour leurs proches en difficulté.
Pour que la personne dépendante arrive à accepter cette aide, il faut souvent aller par étapes. On commencera par impliquer la personne qui a besoin d’aide dans le choix du professionnel qui s’occupera d’elle au quotidien, pour être sûr de trouver un auxiliaire de vie qui soit susceptible de bien correspondre à la mission.

Qu'est-ce que vous pensez du système de financement pour les aides aux personnes dépendantes ?

J. C. : La situation est très différente pour les personnes âgées et les personnes handicapées.
Ces dernières ont droit à la Prestation de compensation du handicap (PCH), une aide qui couvre quasiment la totalité de leurs besoins de prestations à domicile ou en établissement.
Pour ce qui est de l’aide à domicile pour les personnes âgées, on peut essayer d'obtenir l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Sur la base du degré de dépendance et des revenus, le Conseil général décide d'attribuer une aide mensuelle qui varie entre 100 et 1 000 euros. Malheureusement, même quand on arrive à toucher le maximum, en cas de personnes extrêmement dépendantes qui ont très peu de revenus, on n’arrive pas à couvrir la totalité des prestations dont ces personnes ont besoin.
Il y a aussi une autre aide, la réduction d’impôts des personnes dépendantes, qui permet de déduire de ses impôts la moitié de tout ce qu’on dépense pour l’aide à domicile.

Y a-t-il d'autres solutions ?

J. C. : Une autre solution consiste en ce que les familles des personnes dépendantes prennent en charge elles-mêmes l’aide à domicile pour bénéficier en première personne de la réduction d’impôts. On parle alors d’aide intergénérationnelle.

Et il y a également les assurances privées de dépendance qui sont en train de se développer de plus en plus : pendant la vie active, on choisit de payer chaque mois une somme d’argent, comme s’il s’agissait d’une assurance, et le jour où il y aurait une dépendance, ils auront déjà cet argent qui sera versé pour faire face à cette charge.



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